{"id":590,"date":"2024-06-12T19:44:37","date_gmt":"2024-06-12T16:44:37","guid":{"rendered":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/?p=590"},"modified":"2025-11-20T20:14:27","modified_gmt":"2025-11-20T17:14:27","slug":"hobbes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/2024\/06\/12\/hobbes\/","title":{"rendered":"Thomas Hobbes. \u00c0 propos du citoyen et du L\u00e9viathan"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Thomas Hobbes est n\u00e9 en 1588 \u00e0 Malmesbury dans la famille d&rsquo;un pr\u00eatre local. Apr\u00e8s avoir obtenu son dipl\u00f4me d&rsquo;une \u00e9cole provinciale, il r\u00e9ussit \u00e0 entrer \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford puis \u00e0 trouver un emploi d&rsquo;enseignant dans une famille d&rsquo;aristocrates anglais. Cela lui permet non seulement d&rsquo;\u00e9voluer dans les cercles aristocratiques, mais aussi de voyager avec ses \u00e9tudiants \u00e0 travers la France et l&rsquo;Italie et de se familiariser avec les derni\u00e8res r\u00e9alisations de la science europ\u00e9enne. Hobbes consid\u00e9rait la r\u00e9volution anglaise comme un grave d\u00e9sastre social et, avec le d\u00e9but des troubles r\u00e9volutionnaires, il s&rsquo;installa \u00e0 Paris, o\u00f9 il v\u00e9cut pendant environ 11 ans (1640-1651). En France, il d\u00e9veloppe sa philosophie politique et l&rsquo;expose d&rsquo;abord dans son ouvrage \u00abDu citoyen\u00bb (1642), puis dans son ouvrage principal \u00abL\u00e9viathan ou Mati\u00e8re, la forme et le pouvoir de l&rsquo;\u00c9tat, eccl\u00e9siastique et civil\u00bb (1651). ). Lorsque Cromwell l&rsquo;invita \u00e0 revenir, Hobbes retourna en Angleterre, mais ne trouva jamais d&rsquo;entente avec ses compatriotes, divis\u00e9s en deux camps en guerre; ses ouvrages \u00abSur le citoyen\u00bb et \u00abL\u00e9viathan\u00bb furent inclus dans l&rsquo;index des livres interdits; N\u00e9anmoins, le penseur a continu\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper son concept philosophique. Au cours de plusieurs ann\u00e9es, il publia deux ouvrages &#8211; \u00abSur le corps\u00bb (1655) et \u00abSur l&rsquo;homme\u00bb (1658), qui, avec la doctrine \u00e9crite pr\u00e9c\u00e9demment \u00absur le citoyen\u00bb, formaient trois parties des \u00abFondements de Philosophie\u00bb, qui pr\u00e9sentait ses vues comme un syst\u00e8me int\u00e9gral. Hobbes est mort en 1679.<\/p>\n<p align=\"justify\"><!--more--><\/p>\n<p align=\"justify\"><a href=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/2024\/06\/12\/histoire-de-la-philosophie-manuel-pour-les-universites-section-v-philosophie-des-temps-nouveaux-chapitre-3-hobbes\/gobbs230624\/\" rel=\"attachment wp-att-781\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-781\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gobbs230624.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"590\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gobbs230624.jpg 560w, https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gobbs230624-285x300.jpg 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"justify\">La vie de Hobbes, ses opinions politiques et son int\u00e9r\u00eat scientifique pour les probl\u00e8mes de la structure politique de la soci\u00e9t\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 de toute \u00e9vidence directement influenc\u00e9s par les \u00e9v\u00e9nements de la R\u00e9volution anglaise. Il a d\u00e9velopp\u00e9 la ferme conviction qu&rsquo;aucune oppression ni aucune mis\u00e8re associ\u00e9e \u00e0 la vie dans l&rsquo;\u00c9tat ne sont comparables aux cons\u00e9quences destructrices qu&rsquo;entra\u00eenent les troubles sociaux et la guerre civile.<\/p>\n<p align=\"justify\">Tr\u00e8s t\u00f4t, Hobbes a rencontr\u00e9 Bacon, dont Hobbes a adopt\u00e9 les principes g\u00e9n\u00e9raux de la m\u00e9thodologie empirique, mais contrairement \u00e0 Bacon, Hobbes a rejoint les sciences naturelles m\u00e9canistes de son temps. Tout d&rsquo;abord, cela s&rsquo;est produit sous l&rsquo;influence des travaux d&rsquo;\u00e9minents scientifiques europ\u00e9ens: Galil\u00e9e, Kepler, Descartes, Gassendi, Harvey, dont Hobbes connaissait personnellement beaucoup d&rsquo;entre eux. De mani\u00e8re encore plus d\u00e9cisive que Bacon, Hobbes rejette la philosophie scolastique aristot\u00e9licienne, exclut de la philosophie la th\u00e9ologie et, en g\u00e9n\u00e9ral, toute discussion sur l&rsquo;esprit et les esprits. Sa propre philosophie comprend deux sections principales: la premi\u00e8re est la philosophie naturelle (g\u00e9om\u00e9trie, physique, physiologie) et la seconde est la philosophie civile, qui est divis\u00e9e en doctrine des inclinations, des affects et de la morale des personnes &#8211; l&rsquo;\u00e9thique et la doctrine de l&rsquo;\u00c9tat. &#8211; la politique. Un mod\u00e8le de connaissance scientifique pour Hobbes, comme pour beaucoup de ses contemporains, il y avait la g\u00e9om\u00e9trie et sa m\u00e9thode d\u00e9ductive rationaliste, qu&rsquo;il consid\u00e9rait comme possible d&rsquo;\u00e9tendre directement au domaine de la m\u00e9taphysique, qui, tout en \u00e9tant fid\u00e8le au nominalisme traditionnel pour Les penseurs anglais ont conduit \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une m\u00e9taphysique mat\u00e9rialiste.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>M\u00e9taphysique mat\u00e9rialiste.<\/strong> Ayant beaucoup emprunt\u00e9 \u00e0 la physique cart\u00e9sienne, Hobbes dans le domaine de la m\u00e9taphysique \u00e9tait n\u00e9anmoins cat\u00e9goriquement en d\u00e9saccord avec Descartes. Dans ses objections aux M\u00e9ditations m\u00e9taphysiques de ce dernier, Hobbes pr\u00e9conisait une approche empiriste qui privil\u00e9giait l&rsquo;exp\u00e9rience et consid\u00e9rait l&rsquo;intellect comme secondaire par rapport \u00e0 la substance corporelle. La pr\u00e9sence de la pens\u00e9e, selon Hobbes, ne signifie pas encore la n\u00e9cessit\u00e9 de reconna\u00eetre une substance spirituelle particuli\u00e8re. Sa critique du cogito ergo sum de Descartes est qu&rsquo;il faut distinguer le sujet de ses facult\u00e9s, sinon on obtient l&rsquo;affirmation absurde que si je marche, alors je suis une marche. Il est tout \u00e0 fait possible \u00abqu&rsquo;une chose pensante soit un sujet de pens\u00e9e, de raison ou d&rsquo;intellect, et en vertu de cela soit quelque chose de corporel\u00bb (2:136). Si les mots sont quelque chose qui d\u00e9rive de notre imagination et de nos sentiments, alors \u00abla pens\u00e9e ne sera rien de plus qu&rsquo;un mouvement dans certaines parties de l&rsquo;organisme corporel\u00bb (2:140). A propos de la critique de la substance spirituelle de Descartes, Hobbes estime n\u00e9cessaire d&rsquo;abandonner l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;id\u00e9es inn\u00e9es (Dieu, \u00e2me, substance). Les id\u00e9es sont le r\u00e9sultat de la perception. Penser lui-m\u00eame dans une chose corporelle est une sorte de mouvement et se r\u00e9duit \u00e0 l&rsquo;affirmation et \u00e0 la n\u00e9gation, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 des op\u00e9rations sur les mots, qui ne sont que des perceptions doubl\u00e9es d&rsquo;id\u00e9es. Les mots sont cr\u00e9\u00e9s en s&rsquo;appuyant sur la m\u00e9moire en tant que signes d&rsquo;id\u00e9es dans l&rsquo;esprit, stock\u00e9s dans la m\u00e9moire et ind\u00e9pendants dans leur existence des impressions qui les ont initialement provoqu\u00e9s. Sous l&rsquo;influence de la parole, une personne d\u00e9veloppe la raison et la compr\u00e9hension, la capacit\u00e9 de pratiquer la science, l&rsquo;art et la communication. La parole contient aussi la possibilit\u00e9 de s&rsquo;\u00e9carter de la vraie connaissance, puisque les mots ne sont que des signes des choses, mais non les choses elles-m\u00eames. Les mots peuvent contenir des significations absurdes ou n\u2019avoir aucune signification du tout. La v\u00e9ritable exp\u00e9rience ne peut \u00eatre constitu\u00e9e que de faits. La science consiste \u00e0 \u00e9tudier la connexion et la d\u00e9pendance des faits entre eux.<\/p>\n<p align=\"justify\">La premi\u00e8re philosophie de Hobbes commence par une exp\u00e9rience de pens\u00e9e qui rejette toutes nos pr\u00e9misses m\u00e9taphysiques: supposons la destruction du monde entier, apr\u00e8s quoi il ne reste qu&rsquo;une seule personne, cette personne restante continue de penser, d&rsquo;imaginer et de se souvenir. Cette exp\u00e9rience de pens\u00e9e rend l\u2019activit\u00e9 de l\u2019esprit d\u00e9pendante par avance des influences ext\u00e9rieures et du travail de l\u2019imagination et des sens. \u00abDe plus, si vous r\u00e9fl\u00e9chissez bien \u00e0 ce que nous faisons lorsque nous r\u00e9fl\u00e9chissons et concluons, il semble que m\u00eame dans une situation o\u00f9 toutes choses dans le monde existent, nous pensons et comparons uniquement les images de notre imagination\u00bb (1:1, 139) , c&rsquo;est-\u00e0-dire que nous agissons dans le cadre de notre conscience et de notre exp\u00e9rience qui nous appartiennent. Hobbes consid\u00e8re donc la seule limitation raisonnable de la sph\u00e8re de la philosophie \u00e0 la substance mat\u00e9rielle: l\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y a pas de corps, \u00abl\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y a ni \u00e9mergence ni propri\u00e9t\u00e9s, la philosophie n&rsquo;a rien \u00e0 faire\u00bb (1:1, 79). \u00abUn corps est tout ce qui ne d\u00e9pend pas de notre pens\u00e9e et co\u00efncide avec une partie de l&rsquo;espace, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il a une extension \u00e9gale avec elle\u00bb (1:1, 146). \u00abLes corps et leurs accidents, tels qu&rsquo;ils nous apparaissent de diverses mani\u00e8res, diff\u00e8rent les uns des autres sous ce rapport: les premiers sont des choses, mais ne surgissent pas, les seconds surgissent, mais ne sont pas des choses\u00bb (1:1, 157), ainsi la blancheur peut dispara\u00eetre et \u00eatre remplac\u00e9e par la noirceur, et la propri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00eatre une personne peut \u00eatre remplac\u00e9e par la propri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un non-humain. Hobbes consid\u00e8re l&rsquo;utilisation de l&rsquo;expression \u00abmati\u00e8re premi\u00e8re\u00bb comme justifi\u00e9e, mais pr\u00e9cise qu&rsquo;elle doit \u00eatre comprise non pas comme une chose existant ind\u00e9pendamment et s\u00e9par\u00e9ment, mais comme un corps en g\u00e9n\u00e9ral, un corps abstrait au maximum de tous les accidents. En cons\u00e9quence, le sujet de la science s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre quelque chose de spatial, auquel, comme Descartes, se r\u00e9duit tout ce qui est mat\u00e9riel. Partant des propri\u00e9t\u00e9s tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rales des corps, nous \u00e9clairons simultan\u00e9ment les principes de la philosophie premi\u00e8re, ses grandes cat\u00e9gories: espace et temps, corps et accidents, cause et action. Dans le futur, nous les clarifierons par rapport au domaine de la g\u00e9om\u00e9trie et de la m\u00e9canique, pour ensuite passer \u00e0 la connaissance empirique des choses naturelles en physique puis dans la nature vivante. Les humains eux-m\u00eames ne sont rien d\u2019autre qu\u2019une continuation de la nature et, en fait, ne sont pas diff\u00e9rents des animaux. La seule et significative diff\u00e9rence est l\u2019intelligence, qui elle-m\u00eame repose uniquement sur le mouvement et le d\u00e9veloppement des corps mat\u00e9riels. \u00abPar raisonnement, j&rsquo;entends\u2026 le calcul. Calculer, c&rsquo;est trouver la somme des choses ajout\u00e9es ou trouver le reste en soustrayant quelque chose d&rsquo;un autre. Par cons\u00e9quent, raisonner signifie la m\u00eame chose qu\u2019additionner et soustraire\u00bb (1:1, 74). \u00c0 son tour, il est possible de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 des objets tels que des nombres, des figures, des quantit\u00e9s et des mouvements. Les objets qui poss\u00e8dent ces propri\u00e9t\u00e9s sont des corps. Le syst\u00e8me hobbesien unifi\u00e9 rassemble la consid\u00e9ration scientifique de tous les types de corps: les corps physiques, le corps humain et le corps civil, par lesquels Hobbes entend la soci\u00e9t\u00e9 humaine. Hobbes est convaincu que, tout comme l&rsquo;ordre rationnel de la nature se r\u00e9v\u00e8le dans les sciences naturelles,Il est possible d\u2019\u00e9tablir un ordre rationnel dans les affaires sociales humaines. Les travaux de Hobbes sur la philosophie politique sont consacr\u00e9s \u00e0 cet objectif.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Philosophie politique.<\/strong> Hobbes consid\u00e8re ses efforts dans le domaine de la philosophie politique comme une tentative d\u2019\u00e9tablir une approche strictement scientifique et objective de l\u2019\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux. Tant en religion qu\u2019en politique, les gens agissent sous l\u2019influence d\u2019int\u00e9r\u00eats, et cet \u00e9tat de choses est ind\u00e9racinable. \u00abJe n&rsquo;ai aucun doute, dit-il, que si la v\u00e9rit\u00e9 selon laquelle les trois angles d&rsquo;un triangle sont \u00e9gaux aux deux angles d&rsquo;un carr\u00e9 \u00e9tait contraire au droit de chacun de gouverner&#8230; l&rsquo;enseignement de la g\u00e9om\u00e9trie serait&#8230; supplant\u00e9 par l\u2019incendie de tous les livres de g\u00e9om\u00e9trie\u00bb (1:2, 79). Mais le bien de la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re exige d\u2019abandonner les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s et d\u2019adopter un point de vue objectif et raisonnable.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&rsquo;approche scientifique des probl\u00e8mes de soci\u00e9t\u00e9 commence par l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;une id\u00e9e de la raison naturelle et de l&rsquo;\u00e9tat de nature. Une double compr\u00e9hension de la notion d&rsquo;\u00e9tat de nature est possible: comme hypoth\u00e8se scientifique et comme id\u00e9e d&rsquo;une certaine \u00e9tape historique du d\u00e9veloppement de la communaut\u00e9 humaine. Comme dans la connaissance de la nature, l\u2019esprit connaissant, se tournant vers la soci\u00e9t\u00e9, trouve appui dans une certaine rationalit\u00e9 primordiale. Cependant, ici, le chemin vers la rationalit\u00e9 est compliqu\u00e9 par le fait qu&rsquo;en dehors de la soci\u00e9t\u00e9, la nature ne fournit \u00e0 une personne que la raison et la laisse seule parmi les siens &#8211; les m\u00eames individus qui ont la raison. Hobbes consid\u00e8re cet \u00e9tat comme l\u2019\u00e9tat naturel de l\u2019homme.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>\u00c9tat naturel.<\/strong> Dans l\u2019\u00e9tat de nature, la raison donne \u00e0 l\u2019homme le droit \u00e0 tout, car la raison repr\u00e9sente tout comme subordonn\u00e9 \u00e0 la raison et appartenant \u00e0 l\u2019homme. Dans l&rsquo;\u00e9tat de nature, tous sont \u00e9gaux: dans leur rationalit\u00e9 et dans leurs pr\u00e9tentions \u00e0 tout et dans leur capacit\u00e9 \u00e0 nuire \u00e0 autrui, ce qui provoque une m\u00e9fiance mutuelle et une peur de l&rsquo;homme avant l&rsquo;homme. En raison du sentiment de comp\u00e9tition, de la soif de profit et du d\u00e9sir de se prot\u00e9ger, les gens sont en lutte constante les uns contre les autres, il y a une \u00abguerre de tous contre tous\u00bb (1:1, 291). Dans de telles conditions, \u00abil n&rsquo;y a pas de place pour un travail acharn\u00e9, puisque personne n&rsquo;a la garantie des fruits de son travail&#8230; il n&rsquo;y a pas de soci\u00e9t\u00e9, mais&#8230; il y a une peur \u00e9ternelle et un danger constant de mort violente, et la vie d&rsquo;une personne la vie est solitaire, pauvre, sans espoir, stupide et de courte dur\u00e9e\u00bb (2:96) . Mais dans l&rsquo;\u00e9tat civil, observe Hobbes, ne portons-nous pas des armes pour nous prot\u00e9ger contre les voleurs, ne fermons-nous pas nos maisons et m\u00eame nos coffres \u00e0 la maison? Cela signifie, selon lui, que l&rsquo;\u00e9tat de nature est \u00e0 la base de la vie en soci\u00e9t\u00e9 et qu&rsquo;un retour \u00e0 cet \u00e9tat est donc toujours possible, ce qui se produit en p\u00e9riode de guerre civile. Dans les relations entre \u00c9tats, l\u2019\u00e9tat de nature pr\u00e9vaut inchang\u00e9.<\/p>\n<p align=\"justify\">L\u2019intol\u00e9rance de cette situation exige que l\u2019esprit trouve une issue pour sortir de l\u2019\u00e9tat naturel et emprunter le chemin menant \u00e0 une paix durable. Ce chemin prend la forme de lois naturelles que l\u2019esprit dicte \u00e0 l\u2019homme. La premi\u00e8re loi semble \u00eatre au bord de la paix et de la guerre, elle stipule que la paix doit toujours \u00eatre recherch\u00e9e et suivie. Cependant, si la paix n&rsquo;est pas possible, une personne est autoris\u00e9e \u00e0 se d\u00e9fendre par tous les moyens possibles. La deuxi\u00e8me loi indique comment maintenir l&rsquo;\u00e9tat de paix &#8211; c&rsquo;est le renoncement mutuel au droit \u00e0 tout de tous de mani\u00e8re \u00e9gale pour le bien de la paix et une libert\u00e9 et une s\u00e9curit\u00e9 \u00e9gales, c&rsquo;est-\u00e0-dire le renoncement \u00e0 son droit pour le bien de une autre personne. Le transfert mutuel de droit &#8211; le contrat &#8211; cr\u00e9e la base d&rsquo;une communication l\u00e9gale et \u00e9quitable entre les personnes. La troisi\u00e8me loi stipule que les gens doivent respecter les accords, car le non-respect d\u2019un accord signifie le retour \u00e0 la guerre.<\/p>\n<p align=\"justify\">D&rsquo;autres lois prennent la forme d&rsquo;exigences morales g\u00e9n\u00e9rales: elles pr\u00e9supposent la gratitude mutuelle, le respect, le pardon et l&rsquo;impartialit\u00e9 des personnes. \u00abChacun est oblig\u00e9 d&rsquo;accorder \u00e0 chacun les m\u00eames droits qu&rsquo;il revendique pour lui-m\u00eame\u00bb (1:1, 311). La r\u00e8gle naturelle la plus g\u00e9n\u00e9rale: \u00abne faites pas \u00e0 autrui ce que vous ne souhaitez pas pour vous-m\u00eame\u00bb (1:1, 315). Ainsi, selon Hobbes, les institutions juridiques sont fond\u00e9es sur des principes moraux et le droit, dans sa conception rationaliste, n&rsquo;est pas encore s\u00e9par\u00e9 de la moralit\u00e9. La loi naturelle co\u00efncide avec la loi morale, c&rsquo;est pourquoi la science des lois naturelles est une v\u00e9ritable philosophie morale.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ces lois naturelles sont fond\u00e9es sur la raison, mais elles sont contraires aux passions humaines. Le respect des lois naturelles d\u00e9pend non seulement de l&rsquo;esprit d&rsquo;un individu, mais aussi du comportement des autres, de leur rationalit\u00e9. Elles ne fonctionnent pas automatiquement comme les lois de la nature et peuvent \u00eatre viol\u00e9es. Il faut donc qu\u2019il y ait une force qui soutienne le d\u00e9sir de paix du peuple et mette fin aux actions menant \u00e0 la guerre. A cet effet, un contrat social est conclu entre les personnes, conduisant \u00e0 la formation d&rsquo;un \u00c9tat.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>\u00c9tat.<\/strong> L&rsquo;\u00c9tat est une autorit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale capable de prot\u00e9ger les citoyens contre les attaques ext\u00e9rieures et contre les conflits internes, \u00e0 laquelle sont transf\u00e9r\u00e9s les droits de tous les citoyens, dans la mesure o\u00f9 cela conduit \u00e0 la paix. En m\u00eame temps, l&rsquo;individu conserve des droits naturels inali\u00e9nables: le droit de prot\u00e9ger sa vie et sa propre sant\u00e9, le droit de suivre la loi naturelle, en fait la raison selon Hobbes. L&rsquo;unit\u00e9 dans un \u00c9tat est bien plus que le consentement ou l&rsquo;unanimit\u00e9 de nombreuses personnes, c&rsquo;est une v\u00e9ritable unit\u00e9 en une seule personne, souligne Hobbes. Il qualifie l\u2019\u00c9tat de \u00abdieu mortel\u00bb et le compare au monstre biblique L\u00e9viathan. La peur de l&rsquo;\u00c9tat doit conduire \u00e0 la paix, \u00e0 l&rsquo;harmonie, \u00e0 l&rsquo;ob\u00e9issance et \u00e0 l&rsquo;entraide entre les citoyens, car elle triomphe de la peur de l&rsquo;autre et du d\u00e9sir de lui faire la guerre. Pour les enfants, le chemin vers la communaut\u00e9 passe par la coercition physique, et pour les adultes et les personnes raisonnables, par le consentement volontaire. Par cons\u00e9quent, l\u2019unification des personnes dans un \u00c9tat peut \u00eatre volontaire et pacifique ou forc\u00e9e et violente. Il existe deux mani\u00e8res de former un \u00c9tat: l&rsquo;origine naturelle implique l&rsquo;unification des gens en raison du pouvoir naturel d&rsquo;une personne, \u00e0 qui ils ob\u00e9issent par peur ou par confiance, c&rsquo;est ainsi que naissent les \u00c9tats despotiques ou patriarcaux. La deuxi\u00e8me option pour l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un \u00c9tat, lorsque l&rsquo;unification est bas\u00e9e sur le consentement conscient et la d\u00e9cision de ceux qui s&rsquo;unissent, appara\u00eet ainsi un \u00c9tat politique.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Le pouvoir du souverain.<\/strong> Un \u00c9tat est une personne individuelle dont une grande multitude de personnes se sont rendues responsables des actes par le biais d&rsquo;un trait\u00e9, afin que cette personne puisse utiliser son pouvoir pour la paix et la d\u00e9fense commune. Hobbes appelle cette personne artificiellement cr\u00e9\u00e9e le souverain. Souverain du tapage. se repent \u00e0 la suite de l&rsquo;accord, mais il ne conclut lui-m\u00eame un accord avec personne et ne fait pas partie des parties contractantes. Puisque la souverainet\u00e9 ne repose pas sur un accord, elle est inconditionnelle et absolue. En cons\u00e9quence, les citoyens paient pour leur s\u00e9curit\u00e9 dans l\u2019\u00c9tat et leur vie paisible en limitant leurs droits. \u00abEn dehors de l&rsquo;\u00c9tat, n&rsquo;importe qui peut l\u00e9gitimement voler ou tuer n&rsquo;importe qui, mais dans l&rsquo;\u00c9tat, une seule personne peut le faire\u00bb (1:1, 374). \u00abTout acte d&rsquo;un dirigeant doit rester impuni\u00bb (1:1, 339). La raison d&rsquo;une position aussi dure de Hobbes r\u00e9side dans la logique du concept d&rsquo;\u00e9tat de nature, qui rend l&rsquo;\u00e9tat du monde directement d\u00e9pendant du pouvoir du pouvoir d&rsquo;\u00c9tat. La moindre atteinte \u00e0 ce pouvoir signifie une rupture du contrat social vers la guerre. En cons\u00e9quence, les sujets ne peuvent pas changer la forme de gouvernement, c&rsquo;est-\u00e0-dire modifier le contrat. Le pouvoir supr\u00eame ne peut \u00eatre perdu; il est aussi dans son essence inali\u00e9nable. De toutes les formes de gouvernement : aristocratie (pouvoir entre les mains d&rsquo;une assembl\u00e9e de plusieurs personnes), d\u00e9mocratie (pouvoir entre les mains d&rsquo;une assembl\u00e9e de tous) et monarchie (pouvoir d&rsquo;une seule personne), Hobbes donne la pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la monarchie, o\u00f9 le les positions de pouvoir sont les plus stables. Le pouvoir supr\u00eame du souverain est indivisible, de plus, il est du devoir du souverain de veiller \u00e0 ce que le pouvoir soit toujours unifi\u00e9, sinon la division conduit \u00e0 un affaiblissement du pouvoir et rapproche la guerre. Hobbes s&rsquo;oppose \u00e0 la division du pouvoir entre le roi et le parlement, consid\u00e9rant cette id\u00e9e de partage du pouvoir comme la cause de la guerre civile. L\u2019\u00c9tat est \u00abune personne unique, dont la volont\u00e9, sur la base de l\u2019accord de plusieurs personnes, doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme la volont\u00e9 de tous, afin de pouvoir utiliser les pouvoirs et les capacit\u00e9s de chacun pour la d\u00e9fense du monde commun\u00bb (1:1, 331). Par cons\u00e9quent, punir un souverain est injuste car cela revient \u00e0 punir un autre pour ses actes, puisque la responsabilit\u00e9 incombe \u00e0 tous les sujets. Si quelqu&rsquo;un n&rsquo;est pas d&rsquo;accord avec les d\u00e9cisions des autorit\u00e9s, il est quand m\u00eame oblig\u00e9 d&rsquo;ob\u00e9ir. Sinon, il sera contraint de d\u00e9clarer la guerre \u00e0 l\u2019\u00c9tat et, par cons\u00e9quent, sera in\u00e9vitablement vaincu et tu\u00e9. La propri\u00e9t\u00e9 n&rsquo;appara\u00eet dans l&rsquo;\u00c9tat que dans des conditions de paix et d&rsquo;accords conclus. Bien que la propri\u00e9t\u00e9 exclue les droits d&rsquo;autrui sur elle, cette limitation ne s&rsquo;applique pas au souverain, qui est lui-m\u00eame une condition de la propri\u00e9t\u00e9. Les sujets ne poss\u00e8dent donc pas de propri\u00e9t\u00e9 de mani\u00e8re absolue, et le souverain peut en user dans certains cas, comme en cas de guerre.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Le probl\u00e8me de la libert\u00e9.<\/strong>\u00a0Le pouvoir absolu que Hobbes donne au souverain le confronte au probl\u00e8me de la libert\u00e9. D&rsquo;un point de vue politique, Hobbes justifie les restrictions \u00e0 la libert\u00e9 humaine par le fait que si le pouvoir du souverain \u00e9tait absent, alors, \u00e9tant en dehors de l&rsquo;accord conclu, chacun pourrait \u00e0 tout moment se retrouver esclave, c&rsquo;est-\u00e0-dire perdre sa libert\u00e9. tout \u00e0 fait. Les restrictions aux libert\u00e9s dans un \u00c9tat ne d\u00e9pendent pas de la forme de gouvernement (la libert\u00e9 dans un \u00c9tat monarchique et dans un \u00c9tat d\u00e9mocratique peut \u00eatre la m\u00eame), mais de la faiblesse du pouvoir et de son imperfection. Des d\u00e9sastres bien pires attendent les gens s\u2019ils se retrouvent sans aucun pouvoir gouvernemental. Il est plus sage d\u2019endurer l\u2019oppression des autorit\u00e9s que de s\u2019exposer au fl\u00e9au de la guerre. Par cons\u00e9quent, les limites de la libert\u00e9 des sujets sont d\u00e9termin\u00e9es par ce qui n&rsquo;est pas inclus dans le contrat social conclu. En d\u2019autres termes, elle est d\u00e9termin\u00e9e par ce que le souverain a pass\u00e9 sous silence. Ainsi, les sujets peuvent \u00eatre libres de choisir leur mode de vie ou la mani\u00e8re d\u2019\u00e9lever leurs enfants.<\/p>\n<p align=\"justify\">D&rsquo;un point de vue philosophique, libert\u00e9 et n\u00e9cessit\u00e9, selon Hobbes, sont compatibles : l&rsquo;eau d&rsquo;une rivi\u00e8re coule librement et en m\u00eame temps n\u00e9cessairement dans son lit. Des consid\u00e9rations plus subtiles am\u00e8nent Hobbes \u00e0 distinguer entre libert\u00e9 de vouloir et libert\u00e9 de faire. \u00abVolont\u00e9 et attraction signifient la m\u00eame chose et ne diff\u00e8rent que dans notre compr\u00e9hension selon que nous prenons en compte ou non la r\u00e9flexion pr\u00e9alable. L\u00e0 o\u00f9 na\u00eet une attirance, il y a une raison suffisante pour cela&#8230; Par cons\u00e9quent, ni la volont\u00e9 de l&rsquo;homme ni la volont\u00e9 des animaux ne poss\u00e8dent la libert\u00e9, qui serait l&rsquo;affranchissement de la n\u00e9cessit\u00e9. Si par libert\u00e9 nous entendons non pas la capacit\u00e9 de vouloir (volendi), mais la capacit\u00e9 d&rsquo;accomplir (faciendi), alors cette libert\u00e9, dans la mesure o\u00f9 elle est possible, est sans aucun doute poss\u00e9d\u00e9e de la m\u00eame mani\u00e8re par l&rsquo;homme et l&rsquo;animal. : 1, 206 &#8211; 207) .<\/p>\n<p align=\"justify\">A ces raisonnements de Hobbes, il y a une objection soulev\u00e9e contre le philosophe par Mgr Bramhall: si une personne ne peut pas vouloir autrement qu&rsquo;elle ne le veut (c&rsquo;est-\u00e0-dire si ses d\u00e9sirs ne d\u00e9pendent pas de lui), alors comment peut-elle \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme responsable de ce qui suit. de ses d\u00e9sirs. En d\u2019autres termes: personne ne peut vouloir ce qu\u2019il ne veut pas r\u00e9ellement.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Religion et \u00c9tat.<\/strong>\u00a0Hobbes accorde une attention particuli\u00e8re aux questions de relation entre l\u2019\u00c9tat et la religion \u2013 cl\u00e9 de la r\u00e9volution anglaise. Le principe principal de Hobbes est que l\u2019accord entre les hommes doit \u00eatre plac\u00e9 avant l\u2019accord avec Dieu.<\/p>\n<p align=\"justify\">La religion, affirme-t-il, est inh\u00e9rente \u00e0 l\u2019homme par \u00abl\u2019effet de la pi\u00e9t\u00e9 naturelle\u00bb (1:1, 249). Diverses croyances religieuses naissent du fruit de l&rsquo;imagination, ainsi que sous l&rsquo;influence de l&rsquo;ignorance et de la superstition soutenues par le clerg\u00e9. Chaque religion existe pour le bien de la coexistence humaine. La seule diff\u00e9rence peut \u00eatre de savoir si cela est d\u00e9termin\u00e9 par la politique humaine ou par la politique divine. \u00abLa peur d&rsquo;une force invisible, invent\u00e9e par l&rsquo;esprit ou imagin\u00e9e sur la base d&rsquo;inventions autoris\u00e9es par l&rsquo;\u00c9tat, s&rsquo;appelle religion, non autoris\u00e9e &#8211; superstition. Et si le pouvoir imaginaire est r\u00e9ellement ce que nous imaginons, alors c\u2019est la vraie religion\u00bb (2:43). Ainsi, le raisonnement rationnel nous conduit \u00e0 la conviction que la cha\u00eene des causes et des effets doit commencer dans la personne du Dieu infini. Ce qui ne contredit pas la raison et les lois naturelles peut \u00eatre d\u00e9clar\u00e9 par l\u2019\u00c9tat comme \u00e9tant des lois divines. Il s\u2019av\u00e8re que la religion la plus vraie peut \u00eatre reconnue comme la croyance en l\u2019\u00c9tat, en un dieu mortel.<\/p>\n<h5 class=\"subtitle\"><strong>Litt\u00e9rature<\/strong><\/h5>\n<p align=\"justify\"><em>1. Hobbes T.<\/em>\u00a0Travaux : En 2 vol. T. 1 -2. M, 1989-1991.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>2. Hobbes<\/em>\u00a0G. Troisi\u00e8me objections&#8230; \/\/ Descartes R. Soch :. En 2 vol. M., 1994. T. 2. P. 135-154.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>3.<\/em>\u00a0Les \u0153uvres anglaises de Thomas Hobbes. \u00c9d. par W. Molesworth. 11 tomes. Londres, 1839-45.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>4.<\/em>\u00a0Thomae Hobbes Opera Philosophica Quae Latina Scripsit Omnia. \u00c9d. par W. Molesworth. 5 vol. Londres, 1839-1945.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>5.Meerovsky B.V.<\/em>\u00a0Hobbes. M., 1975.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>6. Russell B.<\/em>\u00a0Histoire de la philosophie occidentale. Rostov n\/d., 1998. pp. 619 &#8211; 632.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>7. Sokolov V.V.<\/em>\u00a0Philosophie d&rsquo;Europe occidentale des XVe-XVIIe si\u00e8cles. M., 1984. S. 277-304.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>8.<\/em>\u00a0Philosophie de l&rsquo;\u00e8re des premi\u00e8res r\u00e9volutions bourgeoises. M., 1983.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>9. Skinner<\/em>\u00a0Q. Raison et rh\u00e9torique dans la philosophie de Hobbes. Cambridge, 1996.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>10.T\u00f6nnies F.<\/em>\u00a0Thomas Hobbes. Stuttgart, 1925.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>11.Tuck R.<\/em>\u00a0Hobbes. Oxford, 1989.<\/p>\n<p align=\"justify\">12.Le syst\u00e8me d&rsquo;id\u00e9es de Watkins\u00a0<em>JWN<\/em>\u00a0Hobbes. L., 1965.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Thomas Hobbes est n\u00e9 en 1588 \u00e0 Malmesbury dans la famille d&rsquo;un pr\u00eatre local. 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