{"id":614,"date":"2024-06-22T12:57:17","date_gmt":"2024-06-22T09:57:17","guid":{"rendered":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/?p=614"},"modified":"2025-11-20T20:13:32","modified_gmt":"2025-11-20T17:13:32","slug":"schelling","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/2024\/06\/22\/schelling\/","title":{"rendered":"Friedrich Wilhelm Joseph Schelling. Philosophie transcendantale et philosophie naturelle. Soi contemplatif"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Friedrich Wilhelm Joseph Schelling est n\u00e9 \u00e0 Leonberg en 1775 et a fait ses \u00e9tudes \u00e0 T\u00fcbingen, o\u00f9 il se lie d&rsquo;amiti\u00e9 avec Hegel et H\u00f6lderlin. En 1793, il rencontre Fichte, se laisse influencer par ses id\u00e9es et publie plusieurs ouvrages dans la veine ficht\u00e9enne. Certes, un certain nombre de tendances y sont d\u00e9j\u00e0 perceptibles, \u00e0 partir desquelles la philosophie originale de Schelling s\u2019est ensuite d\u00e9velopp\u00e9e. Il a d\u00e9velopp\u00e9 un int\u00e9r\u00eat pour Spinoza, et Schelling a d\u00e9clar\u00e9 plus tard qu&rsquo;il voyait son m\u00e9rite \u00e0 combiner la doctrine \u00abr\u00e9aliste\u00bb de Spinoza sur la nature avec l&rsquo;id\u00e9alisme dynamique de Fichte.<\/p>\n<p align=\"justify\"><!--more--><\/p>\n<p align=\"justify\"><a href=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/2024\/06\/22\/histoire-de-la-philosophie-manuel-pour-les-universites-section-v-philosophie-des-temps-nouveaux-chapitre-14-schelling\/shelling230624\/\" rel=\"attachment wp-att-814\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-814\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/shelling230624.jpg\" alt=\"\" width=\"516\" height=\"290\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/shelling230624.jpg 516w, https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/shelling230624-300x169.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 516px) 100vw, 516px\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"justify\">Le processus par lequel Schelling a cr\u00e9\u00e9 son propre syst\u00e8me s&rsquo;est poursuivi en 1797, avec la publication des \u00abId\u00e9es pour la philosophie de la nature\u00bb, puis d&rsquo;autres ouvrages de philosophie naturelle. Parall\u00e8lement, Schelling travaille sur une version raffin\u00e9e de la doctrine scientifique de Fichte: la \u00abphilosophie transcendantale\u00bb. Devenu professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019I\u00e9na en 1798, sur la recommandation de Fichte, Schiller et Goethe, il donne des cours de philosophie transcendantale et publie en 1800 le c\u00e9l\u00e8bre \u00abSyst\u00e8me d\u2019id\u00e9alisme transcendantal\u00bb. Durant cette p\u00e9riode, Schelling devient membre du cercle des romantiques d&rsquo;I\u00e9na. Plus tard, Schelling s&rsquo;installe \u00e0 Munich, o\u00f9 il obtient un poste \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie bavaroise des sciences et, en 1808, il devient secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Acad\u00e9mie des arts, occupant ce poste jusqu&rsquo;en 1823. Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es de son s\u00e9jour \u00e0 I\u00e9na, Schelling, avec Hegel, il publie le \u00abCritical Philosophical Journal\u00bb, qui remplace le Journal of Speculative Physics de Schelling. En 1801, parut un ouvrage qui marqua un tournant dans l&rsquo;\u0153uvre philosophique de Schelling &#8211; \u00abExposition de mon syst\u00e8me philosophique\u00bb. Schelling pr\u00e9sente ici le syst\u00e8me de l&rsquo;identit\u00e9 absolue de l&rsquo;id\u00e9al et du r\u00e9el (sertement critiqu\u00e9 par Hegel en 1807), la doctrine de l&rsquo;Absolu, d\u00e9barrass\u00e9e des \u00e9l\u00e9ments qui ont g\u00ean\u00e9 son d\u00e9veloppement dans les travaux ant\u00e9rieurs. Il prouve que la diff\u00e9rence entre l&rsquo;id\u00e9al et le r\u00e9el, le sujet et l&rsquo;objet n&rsquo;existe que \u00abdans le ph\u00e9nom\u00e8ne\u00bb, dans l&rsquo;individu, et \u00aben soi\u00bb ils sont identiques. Schelling a d\u00e9clar\u00e9 que \u00abl\u2019Exposition\u00bb ouvre une s\u00e9rie de publications sur la \u00abphilosophie id\u00e9ale\u00bb. Mais il essaya de retravailler ses id\u00e9es philosophiques naturelles, ainsi que sa philosophie de l&rsquo;art, \u00e0 la lumi\u00e8re du nouveau concept. La doctrine de l&rsquo;Absolu est d\u00e9velopp\u00e9e dans le dialogue \u00abBruno\u00bb (1802), deux parties de \u00abAutre exposition de mon syst\u00e8me philosophique\u00bb (1802), \u00abPhilosophie et religion\u00bb (1804) et \u00ab\u00c9tudes philosophiques sur l&rsquo;essence de la libert\u00e9 humaine\u00bb.\u00a0 Ce trait\u00e9, publi\u00e9 en 1809 comme premier volume des \u0152uvres philosophiques, fut le dernier ouvrage important publi\u00e9 par Schelling lui-m\u00eame, bien que jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1854, il poursuivit ses activit\u00e9s scientifiques et conf\u00e9renci\u00e8res. Ses conf\u00e9rences berlinoises des ann\u00e9es 40, auxquelles assist\u00e8rent F. Engels, S. Kierkegaard, M. Bakunin et d&rsquo;autres, eurent une r\u00e9sonance particuli\u00e8re. Apr\u00e8s la mort de Schelling, le fils du philosophe publia un recueil de ses \u0153uvres en 14 volumes. \u00e9taient consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation des mythes, principalement bibliques. \u00c0 la fin de sa vie, il d\u00e9clarait qu\u2019il s\u2019agissait l\u00e0 d\u2019une v\u00e9ritable \u00abphilosophie positive\u00bb. Mais il consacra l\u2019essentiel de son activit\u00e9 philosophique \u00e0 des tentatives de reconstruction rationnelle de l\u2019existence. Inspir\u00e9 d&rsquo;abord par les id\u00e9es de Fichte, il se rend vite compte de la n\u00e9cessit\u00e9 de leur transformation radicale. Reconnaissant l&rsquo;exactitude de l&rsquo;enseignement de Fichte sur la priorit\u00e9 de l&rsquo;activit\u00e9 sur l&rsquo;\u00eatre statique, Schelling cherchait en m\u00eame temps \u00e0 combler la lacune de l&rsquo;enseignement scientifique de Fichte, qui consistait en une psychologisation excessive de cette activit\u00e9. L&rsquo;attention de Fichte \u00e0 l&rsquo;humain l&rsquo;a amen\u00e9 \u00e0 ignorer la sph\u00e8re naturelle. Fichte a r\u00e9duit la nature \u00e0 un non-moi abstrait en tant qu&rsquo;instrument d&rsquo;am\u00e9lioration morale.Il ne semblait pas voir qu&rsquo;elle \u00e9tait un organisme complexe form\u00e9 par l&rsquo;interaction de diverses forces. Et Schelling propose de regarder la nature de la m\u00eame mani\u00e8re que Fichte regardait l\u2019\u00eatre humain. \u00c0 une certaine \u00e9poque, Schelling pensait que cette d\u00e9marche \u00e9largissait simplement l\u2019enseignement scientifique de Fichte. En fait, cela a conduit \u00e0 un changement dans l\u2019ensemble du mod\u00e8le ontologique. L&rsquo;opposition du sujet et de l&rsquo;objet, accept\u00e9e par Fichte comme un fait de conscience, est devenue pour Schelling une qualit\u00e9 interne de l&rsquo;\u00eatre.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Philosophie naturelle.<\/strong> Il n&rsquo;est pas surprenant que, dans ses \u00e9crits philosophiques naturels, Schelling ait constamment soulign\u00e9 qu&rsquo;il est faux de voir dans la nature simplement un objet gel\u00e9 ou une collection de tels objets. La nature est peut-\u00eatre \u00abendormie\u00bb, mais elle reste un esprit. Il ne s\u2019agit pas seulement de \u00abproduit\u00bb mais aussi de \u00abproductivit\u00e9\u00bb ( 1:1, 193). Elle se caract\u00e9rise par l\u2019unit\u00e9 originelle de ces deux moments oppos\u00e9s. La productivit\u00e9 se retrouve dans les produits, mais n&rsquo;y dispara\u00eet pas, mais, comme un ruisseau, les emporte et les reproduit. L&rsquo;identit\u00e9 instable et en m\u00eame temps l&rsquo;opposition inamovible entre produit et productivit\u00e9, qui se r\u00e9sume finalement \u00e0 la pr\u00e9sence d&rsquo;une opposition interne \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 productive elle-m\u00eame, donnent une dynamique aux processus naturels, aboutissant \u00e0 des formations synth\u00e9tiques toujours plus nouvelles, dans lesquelles la \u00abpolarit\u00e9\u00bb est invariablement pr\u00e9serv\u00e9e, servant de cl\u00e9 aux d\u00e9veloppements ult\u00e9rieurs. C&rsquo;est ainsi que les puissances naturelles augmentent. Au niveau initial, la nature se trouve en opposition avec la lumi\u00e8re et la mati\u00e8re. La lumi\u00e8re agit comme le principe id\u00e9al primordial, une sorte d&rsquo;\u00ab\u00e2me du monde\u00bb, la mati\u00e8re &#8211; comme la vraie. La mati\u00e8re \u00e0 ce niveau est r\u00e9duite \u00e0 la gravit\u00e9. La combinaison de la lumi\u00e8re et de la mati\u00e8re entra\u00eene un \u00abprocessus dynamique\u00bb qui se produit gr\u00e2ce \u00e0 la \u00abpotentialisation\u00bb de la gravit\u00e9. Au-dessus de la gravitation universelle, une attraction particuli\u00e8re, \u00e0 savoir magn\u00e9tique, appara\u00eet. Le magn\u00e9tisme se transforme en ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9lectrique, \u00e0 l&rsquo;aide duquel Schelling veut expliquer les qualit\u00e9s sensorielles du monde. La polarit\u00e9 de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 est supprim\u00e9e en chimie, mais pas compl\u00e8tement. Au niveau organique sup\u00e9rieur auquel conduit le \u00abprocessus galvanique\u00bb, ces trois moments \u2013 magn\u00e9tisme, \u00e9lectricit\u00e9 et chimie \u2013 apparaissent comme \u00absensibilit\u00e9\u00bb, \u00abirritabilit\u00e9\u00bb et \u00abforce formatrice\u00bb.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le passage de l&rsquo;inorganique \u00e0 l&rsquo;organique indique la victoire de l&rsquo;id\u00e9al sur le r\u00e9el. Dans le monde organique, la mati\u00e8re perd son ind\u00e9pendance et est r\u00e9duite au r\u00f4le d&rsquo;instrument de vie. Schelling parle d&rsquo;une \u00e9chelle d&rsquo;\u00eatres organiques dont l&rsquo;avancement correspond \u00e0 la subordination croissante de la mati\u00e8re \u00e0 la forme de vie. Schelling s&rsquo;est montr\u00e9 dispos\u00e9 \u00e0 consid\u00e9rer la formation de la mati\u00e8re organique en termes d&rsquo;\u00e9volution, m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas enclin \u00e0 \u00e9tendre le principe du d\u00e9veloppement au monde inorganique. En m\u00eame temps, il croyait \u00e0 la valeur heuristique de la philosophie naturelle, ou \u00abphysique sup\u00e9rieure\u00bb. Bien qu\u2019elle ait besoin d\u2019une physique empirique et ordinaire, traitant des \u00abproduits\u00bb et fournissant mati\u00e8re \u00e0 sa r\u00e9flexion sur la \u00abproductivit\u00e9\u00bb, et d\u00e9pendante de d\u00e9couvertes scientifiques qui, en principe, peuvent, comme Schelling l\u2019a reconnu, changer le visage de la philosophie naturelle, elle est n\u00e9anmoins la ce dernier qui m\u00e8ne Ce mat\u00e9riel empirique est incorpor\u00e9 au syst\u00e8me et montre \u00e0 la physique empirique les cha\u00eenons manquants, orientant ses recherches vers les domaines les plus prometteurs. Ainsi, selon Schelling, la physique sup\u00e9rieure ne na\u00eet pas de l&rsquo;exp\u00e9rience, mais est construite a priori par le philosophe, tout en tenant compte des faits de l&rsquo;exp\u00e9rience.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Philosophie transcendantale.<\/strong> La philosophie naturelle, selon Schelling, n&rsquo;est que l&rsquo;une des deux principales sciences philosophiques. Il a \u00e9crit \u00e0 ce sujet dans \u00abLe syst\u00e8me de l\u2019id\u00e9alisme transcendantal\u00bb. La philosophie naturelle commence par l&rsquo;objectif, la nature, et y d\u00e9couvre l&rsquo;id\u00e9al, approche les limites de l&rsquo;esprit et peut-\u00eatre m\u00eame les d\u00e9passe. Certes, il a pr\u00e9cis\u00e9 plus tard que si la philosophie naturelle passe de la nature \u00e0 l&rsquo;esprit, alors elle ne devrait plus \u00eatre appel\u00e9e philosophie naturelle, mais \u00abphilosophie de l&rsquo;esprit\u00bb ou philosophie id\u00e9ale. L&rsquo;ensemble du syst\u00e8me peut encore \u00eatre appel\u00e9 philosophie naturelle, mais il ne faut pas oublier que ce nom n&rsquo;est donn\u00e9 que pour sa premi\u00e8re partie. D&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre, le mouvement de la pens\u00e9e philosophique peut partir non seulement de l&rsquo;objet, mais aussi du sujet &#8211; afin d&rsquo;en d\u00e9river l&rsquo;objet. Cette voie est choisie par la philosophie transcendantale. Sa premi\u00e8re v\u00e9rit\u00e9 est le principe \u00abJe suis je\u00bb ou \u00abJ&rsquo;existe\u00bb (1:1, 264). Ces th\u00e8ses expriment un acte de conscience de soi dans lequel le Soi se fait objet et identifie le Soi qui se contemple avec le Soi contempl\u00e9. Le Soi contempl\u00e9 est le Soi en tant qu&rsquo;objet. Tout objectif est limit\u00e9. Pour se limiter, le Soi doit exercer une activit\u00e9 limitante, et cette activit\u00e9 doit limiter les autres activit\u00e9s, \u00abobjectives\u00bb ou \u00abr\u00e9elles\u00bb du m\u00eame Soi.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cela signifie que le Soi contient deux activit\u00e9s oppos\u00e9es, id\u00e9ale et r\u00e9elle. La conscience de soi n&rsquo;est possible qu&rsquo;avec leur coexistence. Mais ils ne peuvent exister sans une activit\u00e9 tierce qui les relie et en m\u00eame temps les emp\u00eache de se d\u00e9truire les uns les autres. Cette troisi\u00e8me activit\u00e9 est en r\u00e9alit\u00e9 l\u2019acte de conscience de soi. Mais un tel \u00e9quilibre mouvant d\u2019activit\u00e9s oppos\u00e9es n\u2019est concevable que sous la forme d\u2019un progr\u00e8s sans fin. Et Schelling dit en fait que la philosophie transcendantale, qui s\u2019occupe de sa reconstruction, est \u00abl\u2019histoire de la conscience de soi\u00bb. Sa direction est d\u00e9termin\u00e9e par le fait que, dans le cas extr\u00eame, le Je contemplant de la conscience de soi est compl\u00e8tement identique au Je contempl\u00e9. Cependant, au d\u00e9but, cette identit\u00e9 n&rsquo;existe pas. Le Soi Infini se r\u00e9v\u00e8le fini, limit\u00e9 et donc passif ou ressentir quelque chose, pas moi. C\u2019est la premi\u00e8re \u00e8re de conscience de soi. De plus, Schelling r\u00e9v\u00e8le progressivement l&rsquo;id\u00e9alit\u00e9 implicite du non-moi, ou objet (qui correspond \u00e0 la d\u00e9duction de niveaux d&rsquo;organisation de la mati\u00e8re, similaires \u00e0 ceux qui d\u00e9coulent de la philosophie naturelle). La premi\u00e8re \u00e8re se termine par une contemplation productive, c\u2019est-\u00e0-dire la compr\u00e9hension par le Soi de son activit\u00e9 dans une sensation apparemment passive. L\u2019\u00e8re suivante se termine avec la repr\u00e9sentation de soi par le soi sous forme de r\u00e9flexion, c\u2019est-\u00e0-dire de pens\u00e9e pure. La troisi\u00e8me \u00e8re r\u00e9duit le Soi \u00e0 un acte de libre volont\u00e9. Cela signifie une transition de la philosophie th\u00e9orique \u00e0 la philosophie pratique. La libert\u00e9 ne peut exister que s\u2019il existe d\u2019autres sujets dont le mouvement vers un but id\u00e9al donne naissance \u00e0 l\u2019histoire humaine. Mais le processus historique se r\u00e9v\u00e8le comme une n\u00e9cessit\u00e9 s\u2019opposant aux d\u00e9cisions libres du Soi. Afin de se r\u00e9aliser enfin comme le Soi infini, le Soi doit d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre concevoir l\u2019identit\u00e9 de la libert\u00e9 et de la n\u00e9cessit\u00e9, consciente et inconsciente.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Enseignement de l&rsquo;art.<\/strong>\u00a0L&rsquo;art l&rsquo;y aide. Schelling interpr\u00e8te l&rsquo;art en se basant sur les intuitions de la Critique du jugement de Kant. Une \u0153uvre d\u2019art est le produit du g\u00e9nie. D&rsquo;une part, un g\u00e9nie agit consciemment. Il se fixe certains objectifs et ma\u00eetrise la technique appropri\u00e9e. Mais sa cr\u00e9ation d\u00e9passe ce plan conscient. Il y a toujours quelque chose de plus en lui. Et cet \u00e9l\u00e9ment suppl\u00e9mentaire na\u00eet de l\u2019activit\u00e9 inconsciente du g\u00e9nie. C&rsquo;est cette activit\u00e9 qui lui permet d&rsquo;investir des significations infinies dans des images sensorielles finies. Le g\u00e9nie am\u00e8ne l&rsquo;infini dans le fini, mais l&rsquo;infini incarn\u00e9 dans le fini n&rsquo;est rien de moins que beau.<\/p>\n<p align=\"justify\">Combinant le fini et l&rsquo;infini, le conscient et l&rsquo;inconscient, une belle \u0153uvre d&rsquo;art se r\u00e9v\u00e8le donc \u00eatre une expression objective de cette m\u00eame identit\u00e9, qui est le but ultime des aspirations du philosophe (cette identit\u00e9 s&rsquo;exprime \u00e9galement dans les produits intentionnels de la nature, mais \u00abpas du c\u00f4t\u00e9 du Soi\u00bb). Par cons\u00e9quent, l\u2019interpr\u00e9tation philosophique du ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019art, ainsi que de l\u2019art lui-m\u00eame et des objets de contemplation esth\u00e9tique qu\u2019il g\u00e9n\u00e8re, peut servir d\u2019\u00aborganon\u00bb, d\u2019instrument de philosophie g\u00e9n\u00e9rale, parvenant \u00e0 cette identit\u00e9 \u00e0 l\u2019aide de \u00abl\u2019intelligence intellectuelle\u00bb. contemplation\u00a0\u00bb, de l&rsquo;int\u00e9rieur, du c\u00f4t\u00e9 du sujet et donc ayant besoin d&rsquo;une confirmation objective de l&rsquo;exactitude de ses conclusions.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Th\u00e9orie de l&rsquo;Absolu.<\/strong> L&rsquo;identit\u00e9 absolue du conscient et de l&rsquo;inconscient, de la libert\u00e9 et de la n\u00e9cessit\u00e9 est initialement comprise par le philosophe \u00e0 travers le concept de Divine Providence, et elle n&rsquo;est possible que dans l&rsquo;Absolu, le Soi absolu, qui ne peut \u00eatre confondu avec le Soi humain individuel r\u00e9fl\u00e9chissant. Ceci, Schelling est arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion sur la n\u00e9cessit\u00e9 de construire une th\u00e9orie de l&rsquo;Absolu ou du Divin en tant que tel, une th\u00e9orie d\u00e9pourvue de connotations psychologiques ou philosophiques naturelles. Ce faisant, il est parti du sch\u00e9ma pr\u00e9c\u00e9dent. Dieu est une activit\u00e9 infinie qui aspire \u00e0 la r\u00e9alisation de soi. Ce d\u00e9sir fait na\u00eetre Dieu comme objet pour soi. Il existe lui-m\u00eame avant cette g\u00e9n\u00e9ration, avant la conscience de soi divine. Par cons\u00e9quent, on peut l\u2019appeler la base obscure de Dieu en Dieu lui-m\u00eame. Et Schelling compare la r\u00e9alisation de Dieu en tant que Dieu au fait de sortir des t\u00e9n\u00e8bres pour entrer dans la lumi\u00e8re. La conscience de soi divine est Dieu en tant qu&rsquo;esprit. La dualit\u00e9 de la divinit\u00e9 requiert l&rsquo;existence d&rsquo;un principe unificateur, \u00abungrund\u00bb (Ungrund), dans lequel les principes d&rsquo;obscurit\u00e9 et de lumi\u00e8re sont pr\u00e9sents sans confusion ni opposition et qui, \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur, se manifeste comme Esprit. Toute cette dynamique de g\u00e9n\u00e9ration de Dieu \u00e0 partir de soi ne peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme un v\u00e9ritable processus dans le temps. Par cons\u00e9quent, on peut affirmer qu\u2019en Dieu, l\u2019esprit \u00e9clair\u00e9 triomphe \u00e9ternellement des sombres aspirations. Mais avec les humains, la situation est diff\u00e9rente. En lui, ces principes sont s\u00e9par\u00e9s et il peut choisir entre le bien et le mal. Son objectif est cependant de chasser le mal par une action raisonnable. Sur ce chemin, une personne abandonne la \u00abvolont\u00e9\u00bb qui l\u2019attire \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de l\u2019univers et retourne au centre originel de toute existence, \u00e0 Dieu.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Philosophie positive.<\/strong> Peu de temps apr\u00e8s la parution de l&rsquo;ouvrage \u00ab Enqu\u00eates philosophiques sur l&rsquo;essence de la libert\u00e9 humaine \u00bb, o\u00f9 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une dialectique transtemporelle d&rsquo;un Dieu personnel \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 exprim\u00e9e, Schelling est arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion sur la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une mise \u00e0 jour terminologique de l&rsquo;ensemble de son philosophie. Dans ses premiers travaux, il part de l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une hypoth\u00e8se progressivement r\u00e9alis\u00e9e de l&rsquo;identit\u00e9 absolue de l&rsquo;id\u00e9al et du r\u00e9el. Selon Schelling, cet objectif est inaccessible dans l&rsquo;imm\u00e9diat et c&rsquo;est pourquoi il doit passer par une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9tapes correspondant \u00e0 diff\u00e9rents niveaux d&rsquo;organisation du monde mat\u00e9riel et spirituel. Avec cette interpr\u00e9tation, il pouvait d\u00e9duire de mani\u00e8re coh\u00e9rente tous ces niveaux. Le point final de ces d\u00e9ductions \u00e9tait le concept de Dieu. Mais Schelling \u00e9tait confront\u00e9 \u00e0 un probl\u00e8me: le mouvement logique dans ce cas correspond-il \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 ? Si tel est le cas, alors ce mouvement peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 dans un sens historique et parler d\u2019un Dieu en \u00e9volution qui ne devient Dieu qu\u2019\u00e0 la fin de tout le processus. Cependant, la doctrine d\u2019un Dieu \u00e9voluant dans le temps contredit le dogme chr\u00e9tien, que Schelling commen\u00e7a alors \u00e0 traiter avec beaucoup plus d\u2019attention qu\u2019auparavant. Cela signifie que la pens\u00e9e, malgr\u00e9 toute son exactitude formelle, ne peut pas correspondre pleinement \u00e0 l&rsquo;\u00eatre. Il y a toujours quelque chose qui lui \u00e9chappe. Ce quelque chose est l&rsquo;\u00eatre lui-m\u00eame, ou l&rsquo;existence. Il est \u00e9vident que le philosophe doit trouver des approches non seulement de l\u2019essence des choses, de leur \u00abquoi\u00bb, mais aussi de leur existence. Schelling propose d\u2019appeler \u00abn\u00e9gative\u00bb la philosophie qui reconstruit logiquement l\u2019essence des choses, et \u00abpositive\u00bb celle qui traite de l\u2019existence. Cette derni\u00e8re ne peut \u00eatre une entreprise purement logique. Il doit y avoir un \u00e9l\u00e9ment empirique, mais pas dans le sens habituel du terme, puisque ce qu&rsquo;on appelle habituellement exp\u00e9rience est lui-m\u00eame impr\u00e9gn\u00e9 de constructions logiques. On peut plut\u00f4t parler d\u2019\u00ab apriorisme empirique \u00bb. Elle vise un \u00eatre ant\u00e9rieur \u00e0 la raison et \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience sensorielle, \u00e0 la prius. Cette circonstance lui conf\u00e8re un caract\u00e8re sublime et profond\u00e9ment personnel, correspondant \u00e0 la nature du Dieu personnel que se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre cet \u00eatre. Apr\u00e8s tout, c\u2019est Dieu qui est la base transcendantale de l\u2019existence. La t\u00e2che de la philosophie positive est pr\u00e9cis\u00e9ment de confirmer la divinit\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre \u00e0 l&rsquo;aide de l&rsquo;analyse historique.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette analyse devrait viser les ph\u00e9nom\u00e8nes dans lesquels Dieu se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 l&rsquo;homme &#8211; la mythologie et la R\u00e9v\u00e9lation. La mythologie est aussi une r\u00e9v\u00e9lation de Dieu, mais imparfaite, d\u00e9pourvue de l&rsquo;unit\u00e9 interne des principes divins, dispers\u00e9s dans des id\u00e9es polyth\u00e9istes. N\u00e9anmoins, il pr\u00e9pare une r\u00e9v\u00e9lation chr\u00e9tienne monoth\u00e9iste dans laquelle la triplicit\u00e9 des puissances divines dans leur subordination et unit\u00e9 intemporelles est pleinement r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, ainsi que (\u00e0 travers la christologie) le myst\u00e8re de la nature humaine et la relation propre de l&rsquo;homme \u00e0 Dieu. Schelling souligne que malgr\u00e9 toutes les diff\u00e9rences entre philosophie n\u00e9gative et philosophie positive, la seconde n\u2019exclut pas la premi\u00e8re, mais la pr\u00e9suppose. La philosophie n\u00e9gative devrait se terminer par le concept d&rsquo;Absolu, et la philosophie positive devrait r\u00e9v\u00e9ler le concept de Dieu personnel. Certes, cela ne veut pas dire qu\u2019il doit n\u00e9cessairement suivre le n\u00e9gatif. Une philosophie positive peut se d\u00e9velopper d\u2019elle-m\u00eame. Et ce n\u2019est que de ce point de vue, estime Schelling, que la libert\u00e9 peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e de mani\u00e8re ad\u00e9quate comme une propri\u00e9t\u00e9 int\u00e9grale de Dieu. Apr\u00e8s tout, la philosophie n\u00e9gative subordonne tout \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 logique, se privant des moyens de comprendre la libre action. Et sans comprendre sa nature, il est impossible de r\u00e9pondre \u00e0 la question principale: \u00abpourquoi y a-t-il quelque chose, et pas rien\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire comprendre la cr\u00e9ation du monde. Schelling interpr\u00e8te la cr\u00e9ation comme une sorte d&rsquo;\u00e9loignement du monde, dans lequel l&rsquo;homme est \u00e9galement impliqu\u00e9 comme un produit n\u00e9cessaire de la dialectique interne des potentialit\u00e9s divines (\u00abce qui peut \u00eatre\u00bb &#8211; \u00abforc\u00e9 d&rsquo;\u00eatre\u00bb et \u00abdevrait \u00eatre\u00bb) , qui \u00e0 son tour est le r\u00e9sultat de la libre d\u00e9couverte de Dieu.<\/p>\n<p align=\"justify\">La premi\u00e8re philosophie de Schelling a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la formation de la m\u00e9thode sp\u00e9culative et des principes ontologiques de base de Hegel, et a \u00e9galement contribu\u00e9 au retrait progressif de Fichte de l&rsquo;id\u00e9alisme psychologique. De nombreuses id\u00e9es de Schelling ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9es par les romantiques d&rsquo;I\u00e9na. La philosophie naturelle de Schelling a eu un impact certain sur le d\u00e9veloppement des sciences naturelles au XIXe si\u00e8cle, m\u00eame si certains scientifiques l&rsquo;ont r\u00e9solument rejet\u00e9e. La philosophie \u00abpositive\u00bb tardive de Schelling a influenc\u00e9 S. Kierkegaard. Il est vrai que Kierkegaard pensait que Schelling ne serait jamais capable de reconstruire radicalement son syst\u00e8me. N\u00e9anmoins, la doctrine de l&rsquo;existence de Schelling donne des raisons de le consid\u00e9rer comme un pr\u00e9d\u00e9cesseur de l&rsquo;existentialisme. Schelling a \u00e9galement eu une certaine influence sur la th\u00e9ologie protestante du XXe si\u00e8cle et sur les opinions d&rsquo;un certain nombre de philosophes russes, principalement V. Soloviev.<\/p>\n<h5 class=\"subtitle\"><strong>Litt\u00e9rature<\/strong><\/h5>\n<p align=\"justify\"><em>1. Schelling F.V.J.<\/em>\u00a0Travaux. T.1-2. ML, 1987-1989.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>2. Schelling F. V. J.<\/em>\u00a0Premiers travaux philosophiques. Saint-P\u00e9tersbourg, 2000.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>3. Schelling F. V. J.<\/em>\u00a0Philosophie de la r\u00e9v\u00e9lation. T.1-2. Saint-P\u00e9tersbourg, 2000-2002.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>4.Schelling FWJ<\/em>\u00a0Historisch-kritische Ausgabe. HRG. von H. Krings et 5. Zeltner. Stuttgart, 1976 et suiv.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>5. Gulyga A. V.<\/em>\u00a0Schelling. M., 1994.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>6.Kuznetsov V. N.<\/em>\u00a0Philosophie classique allemande. M., 2003. S. 159 &#8211; 214.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>7. Copleston F.C.<\/em>\u00a0De Fichte \u00e0 Nietzsche. M., 2004. S. 121 &#8211; 179.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>8. Rezvykh P. V.<\/em>\u00a0\u00catre, essence et existence dans l&rsquo;ontologie tardive de F. V. J. Schelling. (Sur la formulation par Schelling du probl\u00e8me de la cr\u00e9ation) \/\/ Questions de philosophie. 1996. N\u00b0 1.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>9.Baumgartner HM<\/em>\u00a0(Hg.) Schelling. Einf\u00fchrung in seine Philosophie. Fribourg et Munich, 1975.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>10. Frank M.<\/em>\u00a0Eine Einf\u00fchrung dans Schellings Philosophie. Francfort a. Principal, 1985.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Friedrich Wilhelm Joseph Schelling est n\u00e9 \u00e0 Leonberg en 1775 et a fait ses \u00e9tudes \u00e0 T\u00fcbingen, o\u00f9 il se lie d&rsquo;amiti\u00e9 avec Hegel et H\u00f6lderlin. En 1793, il rencontre Fichte, se laisse influencer par ses id\u00e9es et publie plusieurs ouvrages dans la veine ficht\u00e9enne. Certes, un certain nombre de tendances y sont d\u00e9j\u00e0 perceptibles, \u00e0 partir desquelles la philosophie originale de Schelling&hellip;<\/p>\n<p> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/2024\/06\/22\/schelling\/\">Read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":814,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[49,182],"tags":[148,147],"class_list":{"0":"post-614","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-philosophie","8":"category-filosofianovogovremeni","9":"tag-ideale","10":"tag-philosophie-naturelle"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/614","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=614"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/614\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":944,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/614\/revisions\/944"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/814"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=614"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=614"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=614"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}