{"id":633,"date":"2024-06-22T18:30:43","date_gmt":"2024-06-22T15:30:43","guid":{"rendered":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/?p=633"},"modified":"2025-11-20T20:12:24","modified_gmt":"2025-11-20T17:12:24","slug":"neo-kantisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/2024\/06\/22\/neo-kantisme\/","title":{"rendered":"N\u00e9o-kantisme. Friedrich Albert Lange et Otto Liebmann. Marbourg, \u00e9cole de Bade. Le probl\u00e8me de la justification de l&rsquo;objectivit\u00e9 des connaissances"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Le n\u00e9o-kantisme est l&rsquo;une des tendances dominantes de la pens\u00e9e philosophique de l&rsquo;Allemagne de la seconde moiti\u00e9 du XIXe et du premier quart du XXe si\u00e8cle. Son \u00e9mergence peut \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 peu pr\u00e8s au milieu des ann\u00e9es cinquante du XIXe si\u00e8cle, lorsque Otto Liebmann proclamait le slogan \u00abRetour \u00e0 Kant!\u00bb<\/p>\n<p align=\"justify\"><!--more--><\/p>\n<p align=\"justify\">Il y a trois p\u00e9riodes principales dans l&rsquo;\u00e9volution du n\u00e9o-kantisme: 1) pr\u00e9coce; 2) classique; 3) en retard. Les repr\u00e9sentants du n\u00e9o-kantisme primitif, ou physiologique, comprennent, tout d&rsquo;abord, Friedrich Albert Lange et Otto Liebmann. Le n\u00e9o-kantisme classique remonte aux ann\u00e9es soixante-dix du XIXe si\u00e8cle avant la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Les directions les plus influentes du n\u00e9o-kantisme appartiennent \u00e0 cette p\u00e9riode: l&rsquo;\u00e9cole de Marbourg (G. Cohen, P. Natorp, E. Cassirer) et l&rsquo;\u00e9cole de Baden (ou Fribourg &#8211; W. Windelband, G. Rickert, G. Cohn, E. .Lask). Le n\u00e9o-kantisme tardif se caract\u00e9rise par un \u00e9cart par rapport aux lignes directrices id\u00e9ologiques originales.<\/p>\n<p align=\"justify\">Depuis les ann\u00e9es 80 XIX\u00e8me si\u00e8cle avant le d\u00e9clenchement de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, le n\u00e9okantisme a influenc\u00e9 de plus en plus les processus culturels et politiques en Allemagne et dans d&rsquo;autres pays, devenant le fondement philosophique du r\u00e9visionnisme des id\u00e9ologues de la IIe Internationale (M. Adler, E. Bernstein, K. Vorlender, etc.) et les partis et groupes politiques associ\u00e9s.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Otto Liebmann<\/strong> (1840-1912) est l&rsquo;un des initiateurs du mouvement n\u00e9o-kantien. En 1865, fut publi\u00e9 son ouvrage \u00abKant et les \u00e9pigones\u00bb, dont chaque chapitre se terminait par la conclusion \u00abRetour \u00e0 Kant! La principale erreur de Kant, selon Liebman, est de reconna\u00eetre la \u00abchose en soi\u00bb. En analysant les syst\u00e8mes des philosophes apr\u00e8s Kant, Liebman arrive \u00e0 la conclusion que tous (m\u00eame en niant la \u00abchose en soi\u00bb dans les mots) \u00e9taient en fait incapables de se d\u00e9barrasser de cette \u00abobsession\u00bb. Libman en concluait qu\u2019il \u00e9tait n\u00e9cessaire de revenir \u00e0 Kant et d\u2019essayer de re-d\u00e9velopper la m\u00e9thode transcendantale, en essayant d\u2019\u00e9viter les contradictions et les incoh\u00e9rences que Kant permettait.<\/p>\n<p align=\"justify\">Apr\u00e8s Liebman, commence un travail minutieux et minutieux sur l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;h\u00e9ritage de Kant et son analyse critique. Dans le cadre du mouvement n\u00e9o-kantien en expansion, deux directions diff\u00e9rentes d&rsquo;interpr\u00e9tation de la philosophie th\u00e9orique de Kant ont commenc\u00e9 \u00e0 se diff\u00e9rencier.<\/p>\n<p align=\"justify\">1) \u00abPsychologique transcendantal\u00bb: du point de vue de Kant, la conscience du sujet connaissant a une certaine structure, une organisation, certaines formes, sa propre r\u00e9gularit\u00e9; d&rsquo;o\u00f9 la conclusion que la cognition humaine d\u00e9pend de l&rsquo;organisation de la conscience du sujet connaissant. Selon la fa\u00e7on dont cette organisation a \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9e, deux tendances peuvent \u00eatre distingu\u00e9es au sein de cette premi\u00e8re tendance<\/p>\n<p align=\"justify\">a) si la structure de la conscience d\u00e9rive de l&rsquo;organisation de l&rsquo;organisme psychophysique d&rsquo;une personne, alors la physiologie de la cognition sensorielle devrait \u00e9tudier cette structure. Helmholtz et Lange appartenaient \u00e0 cette direction dite \u00abphysiologique\u00bb du n\u00e9o-kantisme;<\/p>\n<p align=\"justify\">b) si l&rsquo;organisation de la conscience est consid\u00e9r\u00e9e au niveau psychologique, nous avons alors affaire \u00e0 une interpr\u00e9tation transcendantale-psychologique, au sens \u00e9troit du terme, de Kant. Cette interpr\u00e9tation a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e principalement par l\u2019\u00e9cole badoise du n\u00e9o-kantisme, dirig\u00e9e par Windelband et Rickert.<\/p>\n<p align=\"justify\">2) Une autre direction dans l&rsquo;interpr\u00e9tation de la philosophie kantienne \u00e9tait l&rsquo;interpr\u00e9tation \u00ablogique transcendantale\u00bb: dans ce cas, nous parlons de la connaissance scientifique telle qu&rsquo;elle existe sous la forme de sciences (\u00abdans les livres \u00e9crits\u00bb). La t\u00e2che de la philosophie th\u00e9orique de ce point de vue est de clarifier les fondements logiques, les pr\u00e9misses les plus profondes de cette connaissance.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Ecole de Marbourg<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Avec la publication en 1871 de l&rsquo;ouvrage majeur d&rsquo;Hermann Cohen, la Th\u00e9orie de l&rsquo;exp\u00e9rience de Kant, on peut compter la premi\u00e8re \u00ab \u00e9cole \u00bb relativement formalis\u00e9e au sein du mouvement n\u00e9o-kantien. La t\u00e2che des Marburger \u00e9tait de purifier l&rsquo;enseignement de Kant du dogmatisme et de la tendance transcendantal-psychologique et, en d\u00e9veloppant la tendance transcendantal-logique, de r\u00e9v\u00e9ler sous sa forme pure les principes transcendantaux de \u00abtoute connaissance\u00bb, qui, de leur point de vue, s&rsquo;exprimait dans le syst\u00e8me des sciences.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Hermann Cohen<\/strong> (1842-1918) &#8211; fondateur et th\u00e9oricien en chef de l&rsquo;\u00e9cole de Marburg. Comme d\u2019autres n\u00e9o-kantiens, il voyait la principale erreur de la th\u00e9orie de la connaissance de Kant dans la reconnaissance de la r\u00e9alit\u00e9 des \u00abchoses en elles-m\u00eames\u00bb.<\/p>\n<p align=\"justify\">Premi\u00e8rement, selon Cohen, la \u00abchose en soi\u00bb de Kant est un concept contradictoire:<\/p>\n<p align=\"justify\">a) la \u00abchose en soi\u00bb existerait en dehors de la conscience; mais la conscience n&rsquo;est pas une cat\u00e9gorie spatiale, donc l&rsquo;existence en dehors de la conscience est spatialement impensable;<\/p>\n<p align=\"justify\">b) \u00ables choses en elles-m\u00eames\u00bb \u00e9taient attribu\u00e9es par Kant \u00e0 la fonction d&rsquo;affecter la sensualit\u00e9. Mais cette affection est impensable comme influence causale, parce que la chose en elle-m\u00eame se situe compl\u00e8tement au-del\u00e0 du plan des ph\u00e9nom\u00e8nes; chaque ph\u00e9nom\u00e8ne n&rsquo;est causalement justifi\u00e9 que par rapport \u00e0 d&rsquo;autres ph\u00e9nom\u00e8nes;<\/p>\n<p align=\"justify\">c) La \u00abr\u00e9alit\u00e9\u00bb elle-m\u00eame pour Kant est une cat\u00e9gorie de l\u2019entendement et n\u2019est donc pas applicable aux choses en elles-m\u00eames, car elles ne rel\u00e8vent pas de la sph\u00e8re d\u2019applicabilit\u00e9 des concepts de l\u2019entendement \u2013 \u200b\u200ble plan des ph\u00e9nom\u00e8nes.<\/p>\n<p align=\"justify\">Deuxi\u00e8mement, la chose en elle-m\u00eame, selon Cohen, est un concept ambigu, qui dans chacune des trois parties de la \u00abCritique de la raison pure\u00bb a des significations diff\u00e9rentes qui ne sont pas li\u00e9es par une base commune: \u00abprincipe affectif\u00bb, \u00abfronti\u00e8re\u00bb concept\u00a0 et \u00abobjet transcendantal\u00bb.<\/p>\n<p align=\"justify\">En \u00e9liminant la chose en soi de la th\u00e9orie de la connaissance de Kant, Cohen en trace toutes les cons\u00e9quences qui en d\u00e9coulent. La principale est que sans la chose en elle-m\u00eame, la distinction entre intuition (contemplation, Anschauung) et pens\u00e9e n&rsquo;a plus de sens; Ainsi, l\u2019espace et le temps, qui \u00e9taient pour Kant des \u00abformes a priori d\u2019intuition\u00bb, re\u00e7oivent le statut de cat\u00e9gories. Dans ce cas, la sensibilit\u00e9 ne peut pas \u00eatre, comme le croyait Kant, la source du contenu de la pens\u00e9e. Cohen fait une critique destructrice de la valeur cognitive des sentiments. Traditionnellement, depuis l\u2019Antiquit\u00e9, la sensualit\u00e9 est consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00aborgane\u00bb permettant de saisir l\u2019individu, au m\u00eame titre que la raison, qui est destin\u00e9e \u00e0 saisir le g\u00e9n\u00e9ral. Selon Cohen, la sensation des sens ne peut m\u00eame pas nous donner la connaissance du singulier: \u00abComment la sensation peut-elle garantir le singulier alors que la sensualit\u00e9 elle-m\u00eame est divis\u00e9e en 5 sens diff\u00e9rents? La sensation ne peut pas fournir un contenu objectif, ne serait-ce que parce qu&rsquo;un certain organe r\u00e9pond \u00e0 toute stimulation avec le m\u00eame contenu, selon la loi de l&rsquo;\u00e9nergie sp\u00e9cifique de la sensation\u00bb (14, 464 &#8211; 465). Cohen consid\u00e8re \u00abl\u2019autorit\u00e9 d\u00e9cisive\u00bb comme l\u2019exemple de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et du magn\u00e9tisme, qui ne correspondent \u00e0 aucune sensation humaine, ce qui n\u2019emp\u00eache pas les sciences de placer ces concepts comme base de l\u2019image scientifique du monde. Comment, alors, la r\u00e9alit\u00e9 peut-elle \u00eatre fond\u00e9e sur la sensation? \u00ab\u00a0Les \u00e9toiles n&rsquo;existent pas dans le ciel, mais dans les manuels d&rsquo;astronomie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"justify\">La t\u00e2che principale que Cohen fixe \u00e0 la th\u00e9orie de la connaissance est d\u2019explorer la connaissance scientifique (telle qu\u2019elle existe \u00abdans les livres \u00e9crits\u00bb) et d\u2019identifier les \u00e9l\u00e9ments de conscience cognitive qui sous-tendent les conditions pr\u00e9alables n\u00e9cessaires \u00e0 la science.<\/p>\n<p align=\"justify\">Mais le d\u00e9ni de la valeur cognitive des sentiments pose \u00e0 Cohen un probl\u00e8me aigu: celui de la justification de l\u2019objectivit\u00e9 de nos connaissances. Bien que nous ne parlions plus de la correspondance de la pens\u00e9e avec un \u00abobjet\u00bb au sens habituel du terme, le probl\u00e8me n&rsquo;a pas disparu, mais a seulement pris une forme diff\u00e9rente: qu&rsquo;est-ce qui rend nos jugements n\u00e9cessaires? \u00abC\u2019est le soup\u00e7on le plus fort que l\u2019on puisse rencontrer dans l\u2019exp\u00e9rience de la nature: qu\u2019elle, avec toute la n\u00e9cessit\u00e9 contenue dans ses fondements, est en elle-m\u00eame contingente\u00bb (ibid.). Cohen tente \u00e0 plusieurs reprises de justifier cette n\u00e9cessit\u00e9, notamment en introduisant dans la th\u00e9orie de la connaissance, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;unit\u00e9 synth\u00e9tique des jugements des sciences naturelles, \u00e9galement l&rsquo;unit\u00e9 syst\u00e9matique des sciences biologiques, mais il est lui-m\u00eame conscient qu&rsquo;il n&rsquo;a pas pu pour \u00e9liminer compl\u00e8tement l\u2019\u00e9l\u00e9ment de hasard et de subjectivit\u00e9. Le r\u00e9sultat final de ces recherches fut la promulgation par Cohen du principe du \u00abPremier Principe\u00bb, qui est l\u2019acte de connexion le plus simple r\u00e9alis\u00e9 par la conscience. Ce principe initial reste inexplicable et en ce sens\u00a0 accidentel, mais tout le contenu de la connaissance en d\u00e9coule n\u00e9cessairement. Dans la forme et dans l&rsquo;essence, cette Origine est d\u00e9j\u00e0 proche de l&rsquo;acte de l&rsquo;arbitraire Divin. \u00c0 la fin de sa vie, Cohen se rend en effet compte que sans le concept de Dieu, il est impossible de penser de mani\u00e8re coh\u00e9rente la nature dans son ensemble, ainsi que la loi morale de la vie humaine.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Paul Natorp<\/strong> (1854-1924) &#8211; \u00e9tudiant, puis collaborateur de G. Cohen \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Marburg. En comparaison avec d\u2019autres n\u00e9o-kantiens, Natorp s\u2019est attach\u00e9 davantage \u00e0 expliquer et, si l\u2019on veut, \u00e0 promouvoir les enseignements du n\u00e9o-kantisme. Parall\u00e8lement \u00e0 la philosophie, il a travaill\u00e9 dans le domaine de la psychologie et de la p\u00e9dagogie sociale. Pour le mouvement n\u00e9o-kantien, ses ouvrages \u00abLa Doctrine des id\u00e9es de Platon \u00bb (1903) et \u00abLes Fondements logiques des sciences exactes\u00bb (1910) sont de la plus haute importance. Parlant du n\u00e9o-kantisme, nous entendons g\u00e9n\u00e9ralement l&rsquo;\u00e9dition que Natorp a donn\u00e9e dans ses ouvrages explicatifs (tels que la \u00abProp\u00e9deutique philosophique\u00bb), ses rapports et ses articles.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le sujet principal des explications de Natorp est le double probl\u00e8me pos\u00e9 par Cohen: comment justifier la n\u00e9cessit\u00e9 et l&rsquo;objectivit\u00e9 de notre connaissance sans une chose en soi et, d&rsquo;autre part, quelle est la valeur \u00e9pist\u00e9mologique des sensations selon Natorp, l&rsquo;objet. La notion de connaissance en science, contrairement \u00e0 la \u00abconnaissance naturelle\u00bb, ne concerne pas les choses en tant que substances (\u00abchoses en elles-m\u00eames\u00bb), mais en tant que \u00abchangements et relations\u00bb. Pour Natorp, la science n\u2019est pas une collection de \u00ablivres \u00e9crits\u00bb, comme pour Cohen, mais une m\u00e9thode et, par cons\u00e9quent, un processus de limitation de l\u2019illimit\u00e9. \u00abLe sujet qui \u00e9tablit la connaissance scientifique se r\u00e9sout dans le courant du devenir\u00bb (15: 12). Contrairement au point de vue classique, remontant \u00e0 Aristote, \u00abla philosophie transcendantale, niant toute donation, consid\u00e8re l\u2019objet comme donn\u00e9, c\u2019est X, quelque chose d\u2019ind\u00e9fini qu\u2019il faut d\u00e9terminer: il est ind\u00e9fini, mais d\u00e9finissable\u00bb. La connaissance absolue d&rsquo;un objet, c&rsquo;est-\u00e0-dire une d\u00e9finition compl\u00e8te de l&rsquo;ind\u00e9fini, est l&rsquo;id\u00e9al inaccessible de la connaissance scientifique, le but ultime de la science. Cet objectif est la \u00abchose en soi\u00bb.<\/p>\n<p align=\"justify\">Selon Natorp, la \u00abmati\u00e8re de connaissance\u00bb n\u2019est pas le contenu de la connaissance venant de l\u2019ext\u00e9rieur par les sens, mais seulement la \u00abpossibilit\u00e9 actuelle de toute d\u00e9termination\u00bb. \u00abLa sensation est&#8230; ce qui rend chaque instant du temps et chaque point de l&rsquo;espace d\u00e9finissables\u00bb (3: 25). Il n\u2019est cependant pas tout \u00e0 fait clair d\u2019o\u00f9 proviennent les sensations dans la diversit\u00e9 de leur contenu? En fait, il y a une r\u00e9duction de tout l&rsquo;objet de la connaissance \u00e0 des d\u00e9finitions formelles : parmi elles, le n\u00e9cessaire, constituant la \u00abforme\u00bb au sens ancien du terme, et l&rsquo;accidentel, constituant ce qui \u00e9tait auparavant consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00abcontenu\u00bb de la connaissance connaissances, se distinguent. Natorp ne pouvait rien dire de pr\u00e9cis sur l\u2019origine de ce contenu \u00abal\u00e9atoire\u00bb, sauf qu\u2019il ne vient pas de la conscience ext\u00e9rieure. Face au myst\u00e8re de l\u2019individu, le n\u00e9o-kantisme de l\u2019\u00e9cole de Marburg se r\u00e9v\u00e8le impuissant.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Ernst Cassirer<\/strong> (1874-1945) &#8211; repr\u00e9sentant junior de l&rsquo;\u00e9cole de Marburg. Dans ses \u0153uvres ult\u00e9rieures, il commen\u00e7a \u00e0 d\u00e9velopper une \u00abphilosophie des formes symboliques\u00bb, qui ne peut plus \u00eatre attribu\u00e9e au n\u00e9o-kantisme. L\u2019ouvrage \u00e9pist\u00e9mologique de Cassirer \u00abCognition et r\u00e9alit\u00e9\u00bb rev\u00eat la plus grande importance pour le mouvement n\u00e9o-kantien. Cassirer pose ici le probl\u00e8me de la formation des concepts: en examinant comment se forment exactement les concepts g\u00e9n\u00e9raux de la science, \u00e9tablir si une m\u00e9thode inductive est possible qui permettrait d&rsquo;obtenir non seulement des connaissances probabilistes, mais scientifiquement fiables.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le concept traditionnel de formation de concepts, remontant \u00e0 la logique et \u00e0 la m\u00e9taphysique aristot\u00e9liciennes, suppose que la pens\u00e9e exprim\u00e9e \u00e0 travers les concepts doit \u00eatre coh\u00e9rente avec des choses ext\u00e9rieures \u00e0 nous pour \u00eatre vraie. Les concepts correspondent ici aux qualit\u00e9s et propri\u00e9t\u00e9s objectives des choses. Dans le n\u00e9okantisme, l\u2019objet lui-m\u00eame est un corr\u00e9lat de l\u2019acte cognitif; ainsi, du point de vue de Cassirer, le concept ne refl\u00e8te pas, mais transforme la r\u00e9alit\u00e9. Dans les sciences, \u00abquand on commence \u00e0 suivre l\u2019\u00e9mergence de ces concepts, on retrouve le m\u00eame processus de transformation de la r\u00e9alit\u00e9 sensorielle concr\u00e8te, que l\u2019enseignement traditionnel n\u2019est pas en mesure d\u2019expliquer; et ici ces concepts ne sont pas simplement des copies de nos perceptions, mais remplacent la vari\u00e9t\u00e9 sensorielle par une autre vari\u00e9t\u00e9 qui satisfait certaines conditions th\u00e9oriques\u00bb (5: 25-26). L\u2019essentiel du concept est \u00able rapport de n\u00e9cessit\u00e9 qu\u2019il cr\u00e9e par la loi de coordination, et non la forme g\u00e9n\u00e9rique\u00bb.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ce \u00abrapport de n\u00e9cessit\u00e9\u00bb s\u2019\u00e9tablit, selon Cassirer, non par la forme g\u00e9n\u00e9rique, mais par le principe de s\u00e9rie, calqu\u00e9 sur les formules d\u2019induction math\u00e9matique. Il suffit de pr\u00e9ciser le premier terme de la s\u00e9rie et une formule (ou algorithme) pour obtenir, avec une n\u00e9cessit\u00e9 math\u00e9matique, l&rsquo;ensemble qui constitue la port\u00e9e du concept (par exemple, \u00abnombre premier encore Cassirer\u00bb) tente d&rsquo;\u00e9liminer le probl\u00e8me de l&rsquo;objectivit\u00e9 de la connaissance scientifique, commun aux n\u00e9o-kantiens, en la d\u00e9clarant \u00abm\u00e9taphysique\u00bb. La m\u00e9taphysique divise et essentialise ce qui n&rsquo;est s\u00e9parable que dans la pens\u00e9e &#8211; elle divise le syst\u00e8me unifi\u00e9 de connaissance exp\u00e9rimentale en pens\u00e9e et en \u00eatre, respectivement, \u00absujet\u00bb et \u00abobjet\u00bb. La notion d\u2019\u00abobjectif\u00bb n\u2019a qu\u2019une signification relative. \u00ab&#8230; Diff\u00e9rentes expressions partielles d&rsquo;une m\u00eame exp\u00e9rience compl\u00e8te servent d&rsquo;\u00e9chelles mutuelles les unes aux autres. On demande donc \u00e0 chaque exp\u00e9rience partielle quel sens elle a pour le tout, et c\u2019est ce sens qui d\u00e9termine la mesure de son objectivit\u00e9\u00bb (5: 357). \u00abCe n&rsquo;est pas la vivacit\u00e9 sensorielle de l&rsquo;impression, mais cette richesse int\u00e9rieure des relations qui lui donne (au contenu de la conscience) un signe de v\u00e9ritable objectivit\u00e9\u00bb (5: 363).<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Ecole de Bade<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Dans la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle. Le probl\u00e8me de l&rsquo;autonomie m\u00e9thodologique des sciences spirituelles est devenu particuli\u00e8rement aigu. Premi\u00e8rement, cela est d\u00fb au d\u00e9veloppement rapide d\u2019une science historique relativement jeune. Deuxi\u00e8mement, le d\u00e9veloppement encore plus rapide des sciences naturelles a conduit \u00e0 des tentatives d\u2019\u00e9tendre la m\u00e9thode math\u00e9matique des sciences naturelles \u00e0 l\u2019histoire. Mais le r\u00e9sultat de ces \u00e9tudes \u00e9tait si insatisfaisant qu\u2019il soulevait des doutes sur la capacit\u00e9 de l\u2019histoire \u00e0 r\u00e9pondre au \u00ab mod\u00e8le scientifique \u00bb. La t\u00e2che de justification m\u00e9thodologique des sciences de l&rsquo;esprit a \u00e9t\u00e9 entreprise par des repr\u00e9sentants de l&rsquo;\u00e9cole badoise du n\u00e9o-kantisme.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Wilhelm Windelband<\/strong> (1848-1915), dans son discours d&rsquo;entr\u00e9e en fonction le 1er mai 1894 comme recteur de l&rsquo;Universit\u00e9 de Strasbourg, publi\u00e9 sous le titre \u00abHistoire et sciences naturelles\u00bb, proclame le \u00abmanifeste\u00bb de l&rsquo;\u00c9cole n\u00e9o-badoise de Bad Le kantisme.<\/p>\n<p align=\"justify\">La division des sciences sur la base d\u2019un principe de diff\u00e9renciation obsol\u00e8te a caus\u00e9, selon Windelband, un grand pr\u00e9judice. Premi\u00e8rement, la philosophie, avec cette approche, se dissout, d&rsquo;une part, dans l&rsquo;histoire de la philosophie, d&rsquo;autre part, dans la psychologie, puisque tout son \u00absujet\u00bb est \u00e9tudi\u00e9 par des sciences plus sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette m\u00e9thode substantielle de classification des sciences devrait \u00eatre remplac\u00e9e par une m\u00e9thode m\u00e9thodologique, fond\u00e9e principalement sur le \u00abcaract\u00e8re formel des objectifs cognitifs des sciences\u00bb. De ce point de vue, les sciences se divisent d&rsquo;abord en rationnelles et empiriques. Les disciplines rationnelles comprennent les disciplines philosophiques et math\u00e9matiques. Leur trait mat\u00e9riel commun est qu\u2019ils ne visent pas directement \u00e0 comprendre les ph\u00e9nom\u00e8nes de l\u2019exp\u00e9rience; le signe formel est qu&rsquo;ils ne fondent pas leurs jugements sur des perceptions. Les sciences empiriques, quant \u00e0 elles, \u00e9tablissent des faits par la perception.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette classification, selon Windelband, est incompatible avec la division g\u00e9n\u00e9ralement admise des sciences en sciences de la nature et sciences de l&rsquo;esprit. L\u2019opposition entre nature et esprit ne correspond pas \u00e0 l\u2019opposition r\u00e9elle des m\u00e9thodes et des finalit\u00e9s de la connaissance. Un exemple particuli\u00e8rement frappant de l\u2019invalidit\u00e9 du principe objectif de s\u00e9paration est la psychologie scientifique, qui applique les m\u00e9thodes des sciences naturelles \u00e0 l\u2019\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes \u00abspirituels\u00bb. La distinction m\u00e9thodologique, totalement affranchie du principe mat\u00e9riel de division, r\u00e9side dans le fait que \u00ab&#8230; les uns recherchent des lois g\u00e9n\u00e9rales, les autres recherchent des faits historiques particuliers&#8230;\u00bb (6: 12). \u00ab&#8230; Le but des uns est un jugement g\u00e9n\u00e9ral et apodictique, le but des autres est une proposition unique et assertorique\u00bb (ibid.). La pens\u00e9e scientifique dans les premi\u00e8res disciplines Caract\u00e8re nomoth\u00e9tique (\u00abl\u00e9gislatif\u00bb), deuxi\u00e8mement, idiographique (\u00abd\u00e9crivant l&rsquo;individu\u00bb). La division mat\u00e9rielle des sciences du point de vue de ce principe s&rsquo;av\u00e8re relative: les m\u00eames domaines permettent \u00e0 la fois les approches nomoth\u00e9tiques et idiographiques.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans la m\u00e9thodologie scientifique, selon Windelband, la m\u00e9thode nomoth\u00e9tique r\u00e8gne toujours en ma\u00eetre. Parall\u00e8lement, les sciences idiographiques ont \u00e9galement besoin d&rsquo;une th\u00e9orie m\u00e9thodologique selon laquelle ces faits seraient ordonn\u00e9s conform\u00e9ment aux hypoth\u00e8ses g\u00e9n\u00e9rales de ces sciences.<\/p>\n<p align=\"justify\">La t\u00e2che de justification m\u00e9thodologique de l&rsquo;histoire n\u00e9cessite avant tout de formuler une compr\u00e9hension de la nature scientifique qui inclurait les sciences historiques dans leur originalit\u00e9. Selon l&rsquo;interpr\u00e9tation de Windelband, le principe des sciences empiriques est le m\u00eame partout \u2013 aussi bien en histoire qu&rsquo;en sciences naturelles: \u00abl&rsquo;accord complet de tous les \u00e9l\u00e9ments de repr\u00e9sentation concernant le m\u00eame sujet\u00bb (6: 15). La diff\u00e9rence r\u00e9side dans la mani\u00e8re de conna\u00eetre l&rsquo;individu. Un naturaliste (et un psychologue), s&rsquo;il consid\u00e8re un objet s\u00e9par\u00e9, ne le fait que dans la mesure o\u00f9 il peut jouer le r\u00f4le de repr\u00e9sentant d&rsquo;un certain type d&rsquo;objet. La t\u00e2che de l&rsquo;historien est diff\u00e9rente: comprendre l&rsquo;individu pr\u00e9cis\u00e9ment en tant qu&rsquo;individu, dans son unicit\u00e9. Pour ce faire, il doit \u00abressusciter sous la forme d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 id\u00e9ale l\u2019image du pass\u00e9, dans toutes ses caract\u00e9ristiques individuelles\u00bb (ibid.). L&rsquo;historien, selon Windelband, accomplit la m\u00eame t\u00e2che que l&rsquo;artiste. Windelband compare les lois exprimant la nature constante des choses \u00e0 un \u00abcadre\u00bb, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur duquel \u00abse d\u00e9veloppe une connexion vivante de toutes les manifestations individuelles pr\u00e9cieuses pour l&rsquo;homme, dans lequel s&rsquo;incarnent des formules g\u00e9n\u00e9rales\u00bb (6: 23).<\/p>\n<p align=\"justify\">Mais \u00e0 partir de formules g\u00e9n\u00e9rales, on ne pourrait jamais conclure \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement sp\u00e9cifique. La relation entre la loi et l\u2019\u00e9v\u00e9nement (ainsi qu\u2019entre le g\u00e9n\u00e9ral et l\u2019individuel) reste un probl\u00e8me non r\u00e9solu en philosophie. \u00abEn fait, aucune r\u00e9flexion n&rsquo;est en mesure de fournir des \u00e9claircissements suppl\u00e9mentaires sur ces questions&#8230; Le droit et l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement continuent de rester c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te comme les derni\u00e8res quantit\u00e9s incommensurables de notre vision du monde\u00bb (6: 25).<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Heinrich Rickert<\/strong> (1863 &#8211; 1936) &#8211; principal th\u00e9oricien de l&rsquo;\u00e9cole de Baden. Travail sur la mise en \u0153uvre du programme m\u00e9thodologique d\u00e9crit par Windelband. Principaux ouvrages: \u00abLe sujet de la connaissance. Introduction \u00e0 la philosophie transcendantale\u00bb (1892); \u00ab\u00a0Sciences de la nature et sciences de la culture\u00a0\u00bb (1899).<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans son ouvrage \u00abSciences de la nature et sciences de la culture\u00bb, Rickert se donne pour t\u00e2che de justifier la m\u00e9thodologie de la connaissance humanitaire. Pour ce faire, comme Windelband, il recherche une nouvelle d\u00e9finition de la nature de la science, qui inclurait les sciences humaines dans leur originalit\u00e9. En cette mati\u00e8re, Rickert, comme Cassirer, part du fait que les concepts scientifiques ne refl\u00e8tent pas, mais transforment la r\u00e9alit\u00e9. La nature de la scientificit\u00e9 r\u00e9side dans le fait que les concepts scientifiques, transformant la r\u00e9alit\u00e9, mettent en \u00e9vidence l&rsquo;essentiel des ph\u00e9nom\u00e8nes. Les m\u00e9thodes des sciences diff\u00e8rent quant aux fondements pris en compte pour identifier l&rsquo;essentiel des ph\u00e9nom\u00e8nes. Dans les sciences de la culture, la base principale est la capacit\u00e9 \u00e0 mener \u00e0 bien la proc\u00e9dure d&rsquo;\u00abattribution de valeur\u00bb pour un ph\u00e9nom\u00e8ne donn\u00e9. L\u2019objectivit\u00e9 dans ces sciences ne peut donc se fonder que sur l\u2019objectivit\u00e9 des valeurs et ne peut faire appel \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 physique des objets culturels. Les valeurs sont un type particulier d&rsquo;objets qui n&rsquo;\u00abexistent\u00bb mais ont un sens. La r\u00e9alit\u00e9, selon Rickert, est une continuit\u00e9 h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne: nos concepts ne refl\u00e8tent pas, mais se transforment activement, constituent \u00abla r\u00e9alit\u00e9 pour nous\u00bb; si les concepts \u00abinterrompent la continuit\u00e9\u00bb, alors la r\u00e9alit\u00e9 continue est logiquement n\u00e9cessaire comme base.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&rsquo;ordonnancement de la continuit\u00e9 h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne peut s&rsquo;effectuer, selon Rickert, de deux mani\u00e8res: 1) abstraction de l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et \u00e9tablissement de l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 tout en maintenant la continuit\u00e9, ou 2) interruption de la continuit\u00e9 tout en maintenant l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9. La premi\u00e8re m\u00e9thode, qui donne les concepts de continuit\u00e9s homog\u00e8nes, selon Rickert, est la plus efficace en math\u00e9matiques. La seconde est con\u00e7ue pour capturer ce qui est r\u00e9ellement individuel et unique.<\/p>\n<p align=\"justify\">Rickert critique la m\u00e9thode scientifique naturelle de formation des concepts. Le contenu d&rsquo;un concept scientifique \u00abconsiste en ce qu&rsquo;on appelle des lois, c&rsquo;est-\u00e0-dire des jugements inconditionnellement g\u00e9n\u00e9raux concernant des domaines plus ou moins larges de la r\u00e9alit\u00e9\u00bb (9, 66). Les lois et principes universels \u00e9tablis dans les sciences font autant partie int\u00e9grante de la r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne individuel. Mais d\u00e8s que la m\u00e9thode des sciences naturelles commence \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e pour appr\u00e9hender des ph\u00e9nom\u00e8nes individuels pr\u00e9cis\u00e9ment en tant qu&rsquo;individus &#8211; avant tout des objets de culture et d&rsquo;histoire &#8211; son efficacit\u00e9 se retourne imm\u00e9diatement contre son sujet, d\u00e9truisant l&rsquo;essentiel en lui &#8211; la signification individuelle. C\u2019est cet effet destructeur de l\u2019utilisation de la m\u00e9thode des sciences naturelles qui a n\u00e9cessit\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de justifier l\u2019autonomie m\u00e9thodologique des sciences culturelles et a g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9lev\u00e9 les meilleurs esprits du Vieux Monde \u00e0 la \u00ablutte pour le transcendantal\u00bb.<\/p>\n<h5 class=\"subtitle\"><strong>Litt\u00e9rature<\/strong><\/h5>\n<p align=\"justify\"><em>1. Lange F. A.<\/em>\u00a0Histoire du mat\u00e9rialisme et critique de sa signification \u00e0 l&rsquo;heure actuelle. Saint-P\u00e9tersbourg, 1899.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>2.Natorp P.<\/em>\u00a0Logique. Saint-P\u00e9tersbourg, 1910.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>3. Natorp P.<\/em>\u00a0Prop\u00e9deutique philosophique. M., 1911.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>4.Natorp P.<\/em>\u00a0Kant et l&rsquo;\u00e9cole de Marburg \/\/ Nouvelles id\u00e9es en philosophie. Assis. 5. Saint-P\u00e9tersbourg, 1913.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>5.Kassirer E.<\/em>\u00a0Cognition et r\u00e9alit\u00e9. Saint-P\u00e9tersbourg, 1912.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>6. Windelband V.<\/em>\u00a0Histoire et sciences naturelles. M., 1901.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>7. Windelband V.<\/em>\u00a0Pr\u00e9ludes. Saint-P\u00e9tersbourg, 1904.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>8. Windelband V.<\/em>\u00a0Philosophie dans la vie spirituelle allemande du XIXe si\u00e8cle. M., 1993.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>9.Rikkert G.<\/em>\u00a0Sciences de la nature et sciences de la culture. M., 1998. 10<br \/>\n<em>. Rickert G.<\/em><\/p>\n<p align=\"justify\"><em>10.<\/em>\u00a0Philosophie de la vie. Kyiv, 1998.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>11.Bakradze K.S.<\/em>\u00a0\u0152uvres philosophiques s\u00e9lectionn\u00e9es. T.III. Tbilissi, 1972.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>12. Oleynik A. V., Shchetnikov A. I.<\/em>\u00a0Vues philosophiques et psychologiques<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>13.<\/em>\u00a0\u00c9cole de Marbourg. Novossibirsk, 1999.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>14. Sezeman V. E.<\/em>\u00a0Philosophie th\u00e9orique de l&rsquo;\u00e9cole de Marburg \/\/ Nouvelles id\u00e9es en philosophie. Assis. 5. Saint-P\u00e9tersbourg, 1913.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>15.Cohen H.<\/em>\u00a0Logik der Reiner Erkenntnis. Berlin, 1922.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em>16.Natorp P.<\/em>\u00a0Logische Grundlagen des Exakten Wissenschaften. 1910.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le n\u00e9o-kantisme est l&rsquo;une des tendances dominantes de la pens\u00e9e philosophique de l&rsquo;Allemagne de la seconde moiti\u00e9 du XIXe et du premier quart du XXe si\u00e8cle. Son \u00e9mergence peut \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 peu pr\u00e8s au milieu des ann\u00e9es cinquante du XIXe si\u00e8cle, lorsque Otto Liebmann proclamait le slogan \u00abRetour \u00e0 Kant!\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":837,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[49,50],"tags":[170,171,172,169],"class_list":{"0":"post-633","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-philosophie","8":"category-philosophie-moderne","9":"tag-contenu-objectif","10":"tag-irritation","11":"tag-organe","12":"tag-sensation"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/633","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=633"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/633\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":953,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/633\/revisions\/953"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/837"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=633"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=633"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/artemiada\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}