{"id":2259,"date":"2026-10-14T05:04:21","date_gmt":"2026-10-14T02:04:21","guid":{"rendered":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/?p=2259"},"modified":"2026-10-14T05:04:21","modified_gmt":"2026-10-14T02:04:21","slug":"les-deux-dernieres-annees-detude-des-glaciers-martiens-ont-donne-des-resultats-plus-interessants-que-prevu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/2026\/10\/14\/les-deux-dernieres-annees-detude-des-glaciers-martiens-ont-donne-des-resultats-plus-interessants-que-prevu\/","title":{"rendered":"Les deux derni\u00e8res ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tude des glaciers martiens ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats plus int\u00e9ressants que pr\u00e9vu"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Des preuves g\u00e9ologiques et min\u00e9ralogiques sugg\u00e8rent qu&rsquo;il y a environ quatre milliards d&rsquo;ann\u00e9es, Mars \u00e9tait suffisamment chaude et humide pour permettre la pr\u00e9sence d&rsquo;eau liquide en abondance \u00e0 sa surface, sous forme de rivi\u00e8res, de lacs et m\u00eame d&rsquo;une vaste mer bor\u00e9ale. Cette p\u00e9riode s&rsquo;\u00e9tend sur deux \u00e8res g\u00e9ologiques: l&rsquo;\u00e8re noachienne, qui a dur\u00e9 de 4,1 \u00e0 3,7 milliards d&rsquo;ann\u00e9es, et l&rsquo;\u00e8re hesp\u00e9rienne, qui a dur\u00e9 de 3,7 \u00e0 environ 3 milliards d&rsquo;ann\u00e9es. L&rsquo;\u00e8re noachienne est caract\u00e9ris\u00e9e par des conditions plus chaudes, mais vers la fin, Mars aurait commenc\u00e9 \u00e0 se refroidir \u00e0 mesure que son atmosph\u00e8re se dissipait dans l&rsquo;espace.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><strong><span dir=\"auto\">Il y a 3,6 milliards d&rsquo;ann\u00e9es, Mars aurait d\u00fb \u00eatre trop froide pour que l&rsquo;eau liquide existe, et pourtant, des rivi\u00e8res continuaient de couler. On trouve n\u00e9anmoins des traces de lits de rivi\u00e8res et de mers datant de la fin du Noachien et de l&rsquo;Hesp\u00e9rien. Les plan\u00e9tologues s&rsquo;interrogent sur la pr\u00e9sence d&rsquo;eau sur Mars \u00e0 cette \u00e9poque, et une th\u00e9orie sugg\u00e8re que la plan\u00e8te rouge a connu une p\u00e9riode de r\u00e9chauffement climatique inexpliqu\u00e9e. Un chercheur a peut-\u00eatre perc\u00e9 le myst\u00e8re de la persistance des rivi\u00e8res et des mers sur Mars, m\u00eame apr\u00e8s le refroidissement de la plan\u00e8te et l&rsquo;amincissement de son atmosph\u00e8re, gr\u00e2ce au cycle de l&rsquo;eau et du dioxyde de carbone.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Cependant, le chercheur Peter Buehler, de l&rsquo;Institut des sciences plan\u00e9taires d&rsquo;Arizona, a peut-\u00eatre r\u00e9solu ce probl\u00e8me gr\u00e2ce \u00e0 sa mod\u00e9lisation du r\u00f4le de la glace de dioxyde de carbone se d\u00e9posant sur la calotte polaire sud. L&rsquo;\u00e9tude de Buehler a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e le 1er novembre 2024 dans le Journal of Geophysical Research: Planets.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abCe mod\u00e8le d\u00e9crit de mani\u00e8re coh\u00e9rente l\u2019origine des principaux \u00e9l\u00e9ments du paysage martien, tels que le plus grand lac, les plus grandes vall\u00e9es et le plus grand syst\u00e8me d\u2019eskers\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 B\u00fchler. \u00abEt il repose uniquement sur le processus que nous observons aujourd\u2019hui, \u00e0 savoir la destruction du dioxyde de carbone dans l\u2019atmosph\u00e8re.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4657\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars10102515.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 715px) 100vw, 715px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars10102515.jpg 715w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars10102515-268x300.jpg 268w\" alt=\"\" width=\"715\" height=\"800\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Une image prise par Viking 1 de la bordure sud d&rsquo;Argyre Planitia montre des montagnes entourant un immense bassin d&rsquo;impact autrefois inond\u00e9. NASA<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Les eskers sont de longues cr\u00eates rocheuses laiss\u00e9es par l&rsquo;\u00e9coulement de l&rsquo;eau, et leur pr\u00e9sence pr\u00e8s du p\u00f4le Sud de Mars est un indice important sur la fa\u00e7on dont les \u00e9v\u00e9nements se sont d\u00e9roul\u00e9s sur la plan\u00e8te rouge.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Buehler mod\u00e9lise le cycle du dioxyde de carbone sur Mars. Durant l&rsquo;hiver martien, une couche de glace de dioxyde de carbone se d\u00e9pose sur les calottes polaires compos\u00e9es de glace d&rsquo;eau. Fine sur la calotte polaire nord, elle est beaucoup plus \u00e9paisse sur la calotte sud\u00a0: la couche permanente de glace de dioxyde de carbone atteint 8 m\u00e8tres d&rsquo;\u00e9paisseur, et son \u00e9paisseur est encore plus importante en hiver. Ce dioxyde de carbone suppl\u00e9mentaire est g\u00e9n\u00e9ralement pi\u00e9g\u00e9 dans le sol martien, mais durant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 martien, il peut se sublimer dans l&rsquo;atmosph\u00e8re et \u00eatre transport\u00e9 jusqu&rsquo;au p\u00f4le d&rsquo;hiver.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">B\u00fchler souhaitait d\u00e9terminer l&rsquo;effet de ce processus il y a 3,6 milliards d&rsquo;ann\u00e9es, au d\u00e9but de l&rsquo;Hesp\u00e9ridien, lorsque l&rsquo;atmosph\u00e8re, bien qu&rsquo;ayant commenc\u00e9 \u00e0 s&rsquo;\u00e9chapper dans l&rsquo;espace suite \u00e0 l&rsquo;affaiblissement du champ magn\u00e9tique martien qui, auparavant, freinait le vent solaire, \u00e9tait encore beaucoup plus \u00e9paisse qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Il d\u00e9couvrit qu&rsquo;une couche de glace de dioxyde de carbone de 650 m\u00e8tres d&rsquo;\u00e9paisseur se d\u00e9posait chaque hiver sur la calotte polaire sud de Mars.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Le dioxyde de carbone remplissait deux fonctions. D&rsquo;abord, il agissait comme isolant, emp\u00eachant la chaleur de s&rsquo;\u00e9chapper de l&rsquo;int\u00e9rieur de la plan\u00e8te au p\u00f4le Sud. Ensuite, il augmentait le poids et la pression de la calotte glaciaire. Ces effets combin\u00e9s entra\u00eenaient une hausse de la temp\u00e9rature et de la pression \u00e0 la base de la calotte, permettant \u00e0 la glace de fondre et de former un r\u00e9servoir. Finalement, au fil de nombreux hivers, la glace d&rsquo;eau et la glace de dioxyde de carbone continuaient de se former sur la calotte glaciaire, tandis que l&rsquo;eau liquide s&rsquo;accumulait en dessous, au point de commencer \u00e0 s&rsquo;\u00e9couler par les bords de la calotte.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">D&rsquo;apr\u00e8s une nouvelle mod\u00e9lisation, l&rsquo;air froid provoquera le gel de l&rsquo;eau liquide, formant ainsi du perg\u00e9lisol. Mais ce n&rsquo;est pas tout. De l&rsquo;eau liquide continuera de se former sous la glace, trouvant des voies d&rsquo;\u00e9coulement.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abL\u2019eau ne peut s\u2019\u00e9chapper que par l\u2019interface entre la calotte glaciaire et la roche sous-jacente\u00bb, a expliqu\u00e9 Buehler. \u00abC\u2019est pourquoi les rivi\u00e8res terrestres prennent leur source sous les glaciers au lieu de s\u2019infiltrer directement dans le sol.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Les rivi\u00e8res gelaient encore en surface, mais le volume d&rsquo;eau \u00e9tait tel qu&rsquo;il continuait \u00e0 faire fondre cette glace, formant une couche de glace de plusieurs dizaines de m\u00e8tres d&rsquo;\u00e9paisseur au-dessus des rivi\u00e8res. Ces derni\u00e8res n&rsquo;avaient qu&rsquo;un m\u00e8tre de profondeur environ, mais elles \u00e9taient longues, s&rsquo;\u00e9tendant sur des milliers de kilom\u00e8tres depuis le p\u00f4le Sud.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4658\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars10102516.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars10102516.jpg 650w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars10102516-300x169.jpg 300w\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"366\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Peter Buehler\/PSI<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">C\u2019est l\u00e0 qu\u2019interviennent les eskers. Ce sont les vestiges de longs fleuves sous-glaciaires, dont beaucoup s\u2019\u00e9tendent radialement depuis la r\u00e9gion polaire sud.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Aujourd&rsquo;hui encore, on peut observer les vestiges de quatre grands chenaux fluviaux se jetant dans Argyre Planitia, un immense bassin d&rsquo;impact de 1\u00a0700 kilom\u00e8tres de large et 5,2 kilom\u00e8tres de profondeur. Pendant des millions d&rsquo;ann\u00e9es, des rivi\u00e8res sous-glaciaires ont rempli Argyre Planitia d&rsquo;eau, formant un oc\u00e9an de la taille de la mer M\u00e9diterran\u00e9e. Durant tout ce temps, les eaux de fonte ont continu\u00e9 de monter, provoquant p\u00e9riodiquement des inondations d&rsquo;Argyre Planitia et submergeant les plaines septentrionales de Mars.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abIl s&rsquo;agit du premier mod\u00e8le qui produit suffisamment d&rsquo;eau pour barrer Argyre\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Buehler. \u00abIl est \u00e9galement probable que l&rsquo;eau de fonte, une fois en aval, se soit sublim\u00e9e dans l&rsquo;atmosph\u00e8re avant de retourner \u00e0 la calotte polaire sud, maintenant ainsi un cycle hydrologique p\u00f4le-\u00e9quateur qui pourrait avoir jou\u00e9 un r\u00f4le important dans l&rsquo;\u00e9nigmatique pic d&rsquo;activit\u00e9 hydrologique observ\u00e9 \u00e0 la fin de la saison martienne.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Finalement, Mars est devenue trop froide pour que m\u00eame ce processus de fonte puisse se produire. Des affirmations r\u00e9centes sugg\u00e8rent l&rsquo;existence d&rsquo;un lac souterrain sous la calotte polaire sud de Mars, mais cette hypoth\u00e8se est fortement contest\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">La beaut\u00e9 du mod\u00e8le de B\u00fchler r\u00e9side dans le fait qu&rsquo;il ne requiert aucun r\u00e9chauffement inexpliqu\u00e9 pour expliquer la pr\u00e9sence d&rsquo;eau\u00a0: il s&rsquo;agit litt\u00e9ralement du m\u00eame cycle du dioxyde de carbone que celui que nous observons aujourd&rsquo;hui sur Mars. Malheureusement, Mars s&rsquo;est tellement refroidie et le dioxyde de carbone est devenu si rare que l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;eau liquide \u00e9tait r\u00e9pandue sur la plan\u00e8te rouge est r\u00e9volue depuis longtemps.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><strong><span dir=\"auto\">En 2024, la sonde Mars Express de l&rsquo;Agence spatiale europ\u00e9enne (ESA) a photographi\u00e9 une remarquable diversit\u00e9 de reliefs \u00e9mergeant de l&rsquo;\u00e9paisse couche de givre hivernal \u00e0 l&rsquo;approche du printemps dans la r\u00e9gion polaire sud de Mars. Certaines de ces formations apparaissent remarquablement sombres par rapport \u00e0 la glace environnante, ce qui leur vaut le surnom de\u00a0 terrain myst\u00e9rieux.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Les calottes polaires saisonni\u00e8res de Mars sont principalement compos\u00e9es de glace de dioxyde de carbone m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 de la glace d&rsquo;eau. Au printemps, la glace se sublime partiellement (passe de l&rsquo;\u00e9tat solide \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat gazeux), lib\u00e9rant d&rsquo;importantes quantit\u00e9s de gaz dans la fine atmosph\u00e8re martienne. \u00c0 l&rsquo;automne, la vapeur se condense \u00e0 nouveau et les calottes polaires s&rsquo;\u00e9tendent. \u00c0 la fin de l&rsquo;hiver, elles peuvent atteindre le 55e parall\u00e8le, ce qui correspond approximativement aux fronti\u00e8res sud de l&rsquo;\u00c9cosse et du Danemark dans l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord, selon le service de presse de l&rsquo;ESA.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Ce cycle de gel-d\u00e9gel engendre une vari\u00e9t\u00e9 de formations g\u00e9ologiques int\u00e9ressantes, dont plusieurs sont visibles sur ces images de la r\u00e9gion d&rsquo;Austral Scopuli, situ\u00e9e pr\u00e8s du p\u00f4le Sud martien. Ces images ont \u00e9t\u00e9 prises par la cam\u00e9ra st\u00e9r\u00e9o haute r\u00e9solution (HRSC) \u00e0 bord de Mars Express le 2 avril 2024, au printemps de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re sud.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">La partie gauche de l&rsquo;image principale est domin\u00e9e par une \u00e9paisse couche de s\u00e9diments stratifi\u00e9s expos\u00e9s, form\u00e9s par la cong\u00e9lation de couches de glace contenant des quantit\u00e9s variables de poussi\u00e8re. La partie droite de l&rsquo;image principale montre la surface lisse de ces s\u00e9diments polaires stratifi\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Une zone sombre domine le centre de l&rsquo;image. Initialement appel\u00e9e \u00abzone myst\u00e9rieuse\u00bb, on ignorait pourquoi ces formations \u00e9mergentes \u00e9taient beaucoup plus sombres que le reste de la calotte glaciaire. Les chercheurs comprennent d\u00e9sormais mieux les processus \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre dans cette r\u00e9gion dynamique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4659\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/led091025.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/led091025.jpg 960w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/led091025-300x169.jpg 300w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/led091025-768x432.jpg 768w\" alt=\"\" width=\"960\" height=\"540\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Reliefs p\u00e9riglaciaires en perspective. ESA<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Un zoom sur la zone sombre de l&rsquo;image principale r\u00e9v\u00e8le que la surface est recouverte d&rsquo;un motif de polygones de tailles variables. Chaque polygone est d\u00e9limit\u00e9 par des creux ou des cr\u00eates, et parfois, ces creux retiennent du givre brillant.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Pour une \u00e9tude plus d\u00e9taill\u00e9e du relief polygonal, nous pouvons examiner des images \u00e0 plus haute r\u00e9solution obtenues par la sonde Trace Gas Orbiter de l&rsquo;Agence spatiale europ\u00e9enne. Bien que l&rsquo;exemple pr\u00e9sent\u00e9 ici (ci-dessus) provienne d&rsquo;une autre r\u00e9gion des latitudes australes de Mars, il illustre parfaitement la pr\u00e9sence de glace r\u00e9siduelle sur les bords des polygones \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et autour du crat\u00e8re d&rsquo;impact par une froide matin\u00e9e de printemps.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Sur Terre, ce type de motif est un ph\u00e9nom\u00e8ne p\u00e9riglaciaire courant dans les r\u00e9gions arctiques et antarctiques, indiquant g\u00e9n\u00e9ralement la pr\u00e9sence de glace d&rsquo;eau dans le sol. Le terme \u00ab\u00a0p\u00e9riglaciaire\u00a0\u00bb d\u00e9signe les r\u00e9gions et les processus o\u00f9 les climats froids favorisent l&rsquo;\u00e9volution des reliefs et des paysages. Ces polygones se forment par des cycles de gel et de d\u00e9gel de la glace souterraine sur des ann\u00e9es, voire des si\u00e8cles. L&rsquo;\u00e9tude de motifs similaires sur Mars pourrait aider les chercheurs \u00e0 reconstituer l&rsquo;histoire climatique de la plan\u00e8te.<\/span><\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">L&rsquo;image r\u00e9v\u00e8le, \u00e0 de nombreux endroits, des d\u00e9p\u00f4ts clairs et sombres en forme d&rsquo;\u00e9ventail. Leur \u00e9paisseur varie de quelques dizaines \u00e0 plusieurs centaines de m\u00e8tres, et ils sont orient\u00e9s selon les vents dominants.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Au d\u00e9but du printemps, lorsque la lumi\u00e8re du soleil p\u00e9n\u00e8tre une couche translucide de dioxyde de carbone, elle r\u00e9chauffe la surface sous-jacente. La glace situ\u00e9e au fond de cette couche commence \u00e0 se sublimer, formant des poches de gaz. La pression augmente et la couche sup\u00e9rieure de glace se fissure soudainement. Des jets de gaz jaillissent \u00e0 la surface, emportant avec eux une poussi\u00e8re noire provenant des profondeurs. Cette poussi\u00e8re retombe sur la surface, dessinant des motifs d\u00e9termin\u00e9s par la direction des vents dominants.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Ce proc\u00e9d\u00e9 est similaire \u00e0 celui qui cr\u00e9e les structures \u00aben forme d&rsquo;araign\u00e9e\u00bb visibles sur une autre image publi\u00e9e par Mars Express.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4660\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/led0910251.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/led0910251.jpg 960w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/led0910251-300x169.jpg 300w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/led0910251-768x432.jpg 768w\" alt=\"\" width=\"960\" height=\"540\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Reliefs p\u00e9riglaciaires en perspective. ESA<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Une fois que la mati\u00e8re sombre s&rsquo;est d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 la surface de la glace, une seconde phase d&rsquo;interaction entre la glace et une nouvelle couche de poussi\u00e8re commence.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">La mati\u00e8re sombre absorbe davantage de lumi\u00e8re solaire que la glace plus claire et plus r\u00e9fl\u00e9chissante. Elle r\u00e9chauffe donc la glace sur laquelle elle se d\u00e9pose, ce qui provoque l&rsquo;enfoncement progressif des particules sombres. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne acc\u00e9l\u00e8re simultan\u00e9ment la sublimation, cr\u00e9ant ainsi un trou. De la glace fra\u00eeche situ\u00e9e sous le trou est alors expos\u00e9e, ou bien du givre peut se condenser sur les particules sombres qui descendent, formant ainsi un \u00e9ventail clair \u00e0 la place du c\u00f4ne sombre initial.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Ce ph\u00e9nom\u00e8ne n&rsquo;est observ\u00e9 qu&rsquo;au printemps. Une fois la couche de glace translucide saisonni\u00e8re compl\u00e8tement sublim\u00e9e, les c\u00f4nes alluviaux deviennent indiscernables de la surface sous-jacente.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">C\u2019est la long\u00e9vit\u00e9 de missions comme Mars Express, qui s\u2019est mise en orbite autour de la plan\u00e8te rouge en 2003, qui permet d\u2019observer les changements saisonniers sur de nombreuses ann\u00e9es et de mieux comprendre des caract\u00e9ristiques autrefois myst\u00e9rieuses.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Outre l&rsquo;\u00e9tude des calottes glaciaires de la plan\u00e8te, la cam\u00e9ra HRSC a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 toute la diversit\u00e9 des caract\u00e9ristiques g\u00e9ologiques de Mars\u00a0: des cr\u00eates et vall\u00e9es sculpt\u00e9es par le vent aux dolines karstiques sur les flancs de volcans colossaux, en passant par les crat\u00e8res d&rsquo;impact, les failles tectoniques, les chenaux fluviaux et les anciens lacs de lave. Gr\u00e2ce \u00e0 un ensemble de huit instruments, Mars Express cartographie \u00e9galement les min\u00e9raux de la plan\u00e8te, \u00e9tudie la composition et la circulation de son atmosph\u00e8re, explore les profondeurs de sa cro\u00fbte et analyse l&rsquo;environnement martien. Tout au long de sa mission, le programme s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 extr\u00eamement fructueux, dressant un tableau bien plus complet et pr\u00e9cis de notre voisine plan\u00e9taire qu&rsquo;auparavant. La cam\u00e9ra st\u00e9r\u00e9o haute r\u00e9solution (HRSC) de Mars Express a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et est exploit\u00e9e par le Centre a\u00e9rospatial allemand (DLR).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><strong><span dir=\"auto\">En 2026, on a d\u00e9couvert que la glace d&rsquo;eau au p\u00f4le Nord de Mars n&rsquo;est pas aussi poussi\u00e9reuse que les plan\u00e9tologues le pensaient, ce qui pourrait modifier notre compr\u00e9hension du climat pass\u00e9 et pr\u00e9sent de la plan\u00e8te rouge. Ceci, \u00e0 son tour, pourrait nous aider \u00e0 d\u00e9terminer si Mars \u00e9tait habitable par le pass\u00e9.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Lorsque de la poussi\u00e8re est pr\u00e9sente dans la glace, elle agit comme un isolant, absorbant la lumi\u00e8re solaire et provoquant ainsi la fonte ou la sublimation de la glace selon la pression atmosph\u00e9rique. Des estimations ant\u00e9rieures sugg\u00e9raient que la glace d&rsquo;eau de la calotte polaire nord de Mars et des r\u00e9gions polaires adjacentes contenait jusqu&rsquo;\u00e0 25% de poussi\u00e8re en masse.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abOn sait qu&rsquo;il y a de la glace d&rsquo;eau autour du p\u00f4le Nord de Mars, mais les avis divergent quant \u00e0 la quantit\u00e9 de poussi\u00e8re pr\u00e9sente dans cette glace\u00bb, explique Aditya Khuller, de l&rsquo;Universit\u00e9 de Washington. \u00abSi elle est poussi\u00e9reuse, la glace sera plus sombre. De m\u00eame qu&rsquo;un t-shirt fonc\u00e9 para\u00eet plus chaud au soleil, la glace poussi\u00e9reuse sur Mars se r\u00e9chauffe et s&rsquo;\u00e9vapore plus rapidement.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Cependant, une nouvelle analyse men\u00e9e par Khuller et son doctorant Pari Mohan, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une m\u00e9thode alternative, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que la glace ne contient que 3% de poussi\u00e8re en masse. Cela signifie que la glace absorbe moins de lumi\u00e8re solaire, r\u00e9duisant ainsi la quantit\u00e9 de glace s&rsquo;\u00e9vaporant dans l&rsquo;atmosph\u00e8re martienne, et qu&rsquo;elle r\u00e9fl\u00e9chit \u00e9galement davantage de lumi\u00e8re solaire vers l&rsquo;espace, car elle est plus pure et donc plus brillante. Les r\u00e9sultats de Khuller et Mohan ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s le 8 septembre 2026 dans la revue npj Space Exploration.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4661\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/asnshF5F2Uq9YwWSdWasHE.gif\" alt=\"\" width=\"985\" height=\"532\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Ces images de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA montrent l&rsquo;expansion d&rsquo;une puissante temp\u00eate de poussi\u00e8re sur Mars \u00e0 la mi-2018. Les rovers \u00e0 la surface sont indiqu\u00e9s par des ic\u00f4nes. NASA\/JPL-Caltech\/MSSS<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">La r\u00e9flectivit\u00e9 d&rsquo;une plan\u00e8te s&rsquo;appelle son alb\u00e9do, et plus la lumi\u00e8re du soleil est r\u00e9fl\u00e9chie, moins elle est retenue pour r\u00e9chauffer Mars, qui a besoin de toute la chaleur possible car elle se situe \u00e0 la limite ext\u00e9rieure de la zone habitable du syst\u00e8me solaire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Cette nouvelle conclusion d\u00e9coule du constat de Khuller que la m\u00e9thode utilis\u00e9e jusqu&rsquo;alors par les plan\u00e9tologues pour d\u00e9terminer les propri\u00e9t\u00e9s de la glace d&rsquo;eau sur Mars n&rsquo;\u00e9tait pas optimale. Cette m\u00e9thode, fond\u00e9e sur les propri\u00e9t\u00e9s du r\u00e9golithe lunaire, s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e inexacte lorsqu&rsquo;appliqu\u00e9e \u00e0 la glace terrestre. Si elle d\u00e9crit mal les propri\u00e9t\u00e9s de la glace terrestre, est-elle r\u00e9ellement adapt\u00e9e \u00e0 la d\u00e9termination des propri\u00e9t\u00e9s de la glace martienne?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Khuller et Mohan ont donc utilis\u00e9 une m\u00e9thode \u00e9prouv\u00e9e mise au point par Steve Warren, professeur \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Washington.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abSes m\u00e9thodes sont utilis\u00e9es avec succ\u00e8s depuis des d\u00e9cennies pour \u00e9tudier la neige et la glace sur Terre\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Khuller. \u00abJ\u2019ai donc pens\u00e9 qu\u2019il serait int\u00e9ressant d\u2019adapter ces m\u00e9thodes \u00e9prouv\u00e9es sur Terre \u00e0 Mars.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Khuller et Mohan ont effectu\u00e9 des calculs et conclu que la glace au p\u00f4le Nord de Mars n&rsquo;\u00e9tait pas aussi poussi\u00e9reuse que les mod\u00e8les pr\u00e9c\u00e9dents l&rsquo;avaient pr\u00e9dit. Les deux p\u00f4les de Mars poss\u00e8dent des calottes glaciaires recouvertes de givre compos\u00e9 de glace de dioxyde de carbone en hiver.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Au p\u00f4le Sud, cette couche atteint plusieurs dizaines de m\u00e8tres d&rsquo;\u00e9paisseur, tandis qu&rsquo;au p\u00f4le Nord, elle est plus mince, d&rsquo;environ un m\u00e8tre. En \u00e9t\u00e9, cette glace de dioxyde de carbone se sublime dans l&rsquo;air, et au p\u00f4le Nord, ce ph\u00e9nom\u00e8ne est plus rapide en raison de la relative finesse de la couche de dioxyde de carbone. Cela expose la calotte glaciaire sous-jacente, plus stable.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">On appelle cela la calotte r\u00e9siduelle polaire nord, qui repose sur de nombreuses couches de d\u00e9p\u00f4ts de glace de plusieurs kilom\u00e8tres d&rsquo;\u00e9paisseur, certaines plus poussi\u00e9reuses que d&rsquo;autres, connues collectivement sous le nom de d\u00e9p\u00f4ts stratifi\u00e9s polaires nord. Cette calotte r\u00e9siduelle est simplement la couche active la plus r\u00e9cente de ce que Khuller appelle le \u00ab\u00a0sandwich de cr\u00e8me glac\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4662\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/1mars141026.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 970px) 100vw, 970px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/1mars141026.jpg 970w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/1mars141026-300x169.jpg 300w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/1mars141026-768x432.jpg 768w\" alt=\"\" width=\"970\" height=\"546\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Vue du p\u00f4le Nord de Mars et de sa glace d&rsquo;eau, qui semble moins poussi\u00e9reuse qu&rsquo;on ne le pensait. ESA\/DLR\/FU Berlin ; \u00c9quipe scientifique NASA MGS MOLA<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Les diff\u00e9rentes couches de glace de cette \u00ab\u00a0structure en sandwich\u00a0\u00bb contiennent des quantit\u00e9s variables de poussi\u00e8re, les couches les plus sales \u00e9tant intercal\u00e9es entre des couches plus propres. Selon la couche expos\u00e9e \u00e0 l&rsquo;air \u00e0 ce moment-l\u00e0, cela aurait eu des effets diff\u00e9rents sur le climat martien. La couche r\u00e9siduelle actuelle semble pauvre en poussi\u00e8re, contribuant ainsi au froid martien. Toutefois, ces diff\u00e9rences pourraient m\u00eame se manifester \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle annuelle en raison de l&rsquo;apparition et de la disparition du givre de dioxyde de carbone.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Des satellites en orbite, tels que Mars Express de l&rsquo;agence europ\u00e9enne et Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Odyssey de la NASA, ont cartographi\u00e9 la surface martienne, notamment ses calottes polaires. Ces observations ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des variations saisonni\u00e8res de la luminosit\u00e9 de ces calottes glaciaires, dues \u00e0 l&rsquo;accumulation puis \u00e0 la sublimation de la glace de dioxyde de carbone.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abEn \u00e9tudiant l&rsquo;\u00e9volution de la luminosit\u00e9 au fil du temps, nous avons constat\u00e9 que du givre se forme en hiver et que la surface est plus poussi\u00e9reuse\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Khuller. \u00abEn \u00e9t\u00e9 sur Mars, il dispara\u00eet, laissant appara\u00eetre une glace plus propre et plus ancienne.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Il pourrait \u00e9galement y avoir un lien avec des environnements potentiellement habitables sur Mars. Par le pass\u00e9, lorsque les couches les plus poussi\u00e9reuses de la calotte glaciaire polaire \u00e9taient expos\u00e9es, elles absorbaient suffisamment de lumi\u00e8re solaire pour faire fondre la couche de glace sous-jacente. Cela aurait cr\u00e9\u00e9 des bassins d&rsquo;eau liquide, riches en nutriments provenant de la poussi\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Sur Terre, les flaques peu profondes d&rsquo;eau de fonte poussi\u00e9reuse regorgent g\u00e9n\u00e9ralement de microbes qui entrent en dormance lorsque l&rsquo;eau reg\u00e8le en hiver, puis se r\u00e9activent lorsque la glace fond en \u00e9t\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Ainsi, les calottes glaciaires de Mars pourraient constituer un habitat id\u00e9al pour la vie microbienne, mais jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, nous n&rsquo;avons d\u00e9tect\u00e9 aucune forme de vie sur la plan\u00e8te rouge.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abIl est int\u00e9ressant de constater que Mars et la Terre pr\u00e9sentent des couches similaires de glace d&rsquo;eau et de poussi\u00e8re\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Khuller. \u00abPourquoi y a-t-il de la vie sur l&rsquo;une et pas sur l&rsquo;autre?\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><strong><span dir=\"auto\">Une \u00e9tude de 2026 sugg\u00e8re que la d\u00e9couverte d&rsquo;eau utilisable sur Mars pourrait bient\u00f4t n\u00e9cessiter un outil inattendu\u00a0: des drones \u00e9quip\u00e9s de radars qui volent juste au-dessus de la surface pour scruter le sous-sol d&rsquo;une mani\u00e8re inaccessible aux orbiteurs.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Des chercheurs de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Arizona ont d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;un radar \u00e0 p\u00e9n\u00e9tration de sol embarqu\u00e9 sur un drone permet de cartographier avec une pr\u00e9cision remarquable les glaciers enfouis sur Terre, offrant ainsi un mod\u00e8le pour l&rsquo;application de m\u00e9thodes similaires sur Mars. Selon l&rsquo;universit\u00e9, les travaux ont port\u00e9 sur des glaciers d&rsquo;Alaska et du Wyoming, tr\u00e8s semblables aux d\u00e9p\u00f4ts de glace recouverts de d\u00e9bris que l&rsquo;on trouve sur la plan\u00e8te rouge. Les r\u00e9sultats de cette recherche ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s le 24 mars 2026 dans le Journal of Geophysical Research: Planets.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4663\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105268.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105268.jpg 360w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105268-300x232.jpg 300w\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"278\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Cette image st\u00e9r\u00e9oscopique, prise par la cam\u00e9ra HiRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA, montre la formation d&rsquo;un \u00e9coulement visqueux dans la r\u00e9gion de Deuteronilus Mensae, qui contiendrait d&rsquo;importantes quantit\u00e9s de glace. HiRISE\/CTX<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abPour d\u00e9cider o\u00f9 forer sur Mars, nous devons savoir si la glace que nous recherchons a une \u00e9paisseur inf\u00e9rieure \u00e0 un m\u00e8tre ou de dix m\u00e8tres\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Roberto Aguilar, auteur principal de l&rsquo;\u00e9tude et doctorant au Laboratoire de recherche lunaire et plan\u00e9taire de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Arizona, dans un communiqu\u00e9. \u00abC&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment le type d&rsquo;information qu&rsquo;un syst\u00e8me embarqu\u00e9 sur drone pourrait fournir.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Depuis des d\u00e9cennies, les missions martiennes s&rsquo;appuient sur des instruments radar orbitaux, tels que le radar \u00e0 ouverture superficielle SHARAD (Shallow Aperture Radar Augmentation) \u00e0 bord de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA, pour d\u00e9tecter la glace souterraine. Ces syst\u00e8mes ont confirm\u00e9 la pr\u00e9sence de vastes d\u00e9p\u00f4ts de glace d&rsquo;eau sous des couches de roche et de poussi\u00e8re, notamment aux latitudes moyennes. Cependant, si les orbiteurs peuvent d\u00e9tecter d&rsquo;importants d\u00e9p\u00f4ts de glace, ils peinent \u00e0 d\u00e9terminer des d\u00e9tails plus pr\u00e9cis pr\u00e8s de la surface, comme la profondeur exacte de la glace et l&rsquo;\u00e9paisseur des d\u00e9bris qui la recouvrent, a expliqu\u00e9 Aguilar dans un communiqu\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Cette limitation est cruciale. Pour les missions futures, savoir si la glace est enfouie sous un m\u00e8tre de d\u00e9bris meubles ou sous des dizaines de m\u00e8tres de mat\u00e9riaux solidifi\u00e9s pourrait d\u00e9terminer si elle sera accessible.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4664\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/dron110526.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/dron110526.jpg 360w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/dron110526-300x200.jpg 300w\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"240\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Un drone de recherche \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;un radar \u00e0 p\u00e9n\u00e9tration de sol d\u00e9colle pour un vol de reconnaissance au-dessus du glacier rocheux de Galena Creek, dans le Wyoming. Michael Daniel<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">L&rsquo;\u00e9tude d\u00e9montre que les radars embarqu\u00e9s sur drones peuvent combler cette lacune. En survolant \u00e0 basse altitude les glaciers d&rsquo;Alaska et du Wyoming, les chercheurs ont cartographi\u00e9 l&rsquo;\u00e9paisseur de la glace, d\u00e9couvert des couches de d\u00e9bris de quelques m\u00e8tres seulement et r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des structures internes au sein de la glace. Ces r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s par des mesures de terrain effectu\u00e9es lors de fouilles et de forages, ainsi que par mod\u00e9lisation, confirmant que les signaux radar provenaient bien de sous les d\u00e9bris.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Sur Mars, des syst\u00e8mes similaires pourraient explorer la glace enfouie et cartographier les d\u00e9bris qui la recouvrent, r\u00e9v\u00e9lant ainsi des d\u00e9tails invisibles depuis les orbiteurs. Au lieu de forer \u00e0 l&rsquo;aveuglette, les responsables de la mission pourraient cibler les zones o\u00f9 la glace est la plus proche de la surface, obtenant ainsi une meilleure compr\u00e9hension de son \u00e9paisseur et de sa r\u00e9partition.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abNous savions d\u00e9j\u00e0 comment fonctionnait le radar \u00e0 p\u00e9n\u00e9tration de sol, mais c&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re fois que nous l&rsquo;installions sur des drones et testions ses applications pratiques\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Aguilar dans un communiqu\u00e9. \u00abNous avons notamment d\u00e9termin\u00e9 l&rsquo;altitude et la vitesse de vol optimales du drone, l&rsquo;importance de voler dans le sens du mouvement des glaciers et comment garantir un alignement correct du radar pour la d\u00e9tection de la glace.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Plut\u00f4t que de remplacer les orbiteurs ou les rovers, les drones pourraient vraisemblablement jouer un r\u00f4le d&rsquo;\u00e9claireurs interm\u00e9diaires dans une strat\u00e9gie d&rsquo;exploration \u00e0 plusieurs niveaux\u00a0: les orbiteurs cartographient de vastes r\u00e9gions, les drones affinent ces cartes haute r\u00e9solution et les missions au sol effectuent des forages et des analyses. Cette approche permettrait de r\u00e9duire les risques et d&rsquo;accro\u00eetre l&rsquo;efficacit\u00e9 en orientant les missions vers les zones les plus prometteuses.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4665\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/dron1105261.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/dron1105261.jpg 650w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/dron1105261-300x168.jpg 300w\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"365\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Sur fond de ciel bleu, un drone \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;un radar \u00e0 p\u00e9n\u00e9tration de sol d\u00e9colle du glacier rocheux de Galena Creek, dans le Wyoming. Jack W. Holt<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Les implications vont bien au-del\u00e0 de la logistique. La glace d&rsquo;eau sur Mars constitue \u00e0 la fois une archive scientifique des conditions climatiques pass\u00e9es et une ressource potentielle pour les futurs astronautes, fournissant eau potable, oxyg\u00e8ne et ressources agricoles. Le choix des sites appropri\u00e9s pourrait \u00e9galement accro\u00eetre les chances de d\u00e9couvrir des traces de vie pass\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">L&rsquo;id\u00e9e s&rsquo;inspire du projet d&rsquo;h\u00e9licopt\u00e8re Ingenuity de la NASA, qui a d\u00e9montr\u00e9 la possibilit\u00e9 d&rsquo;un vol contr\u00f4l\u00e9 dans la fine atmosph\u00e8re de Mars et a ouvert la voie \u00e0 des plateformes de recherche scientifique a\u00e9roport\u00e9es plus avanc\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abNous faisons le lien entre les observations orbitales actuelles et un avenir plus lointain, lorsque des astronautes se poseront sur Mars et effectueront des observations depuis la Terre\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Aguilar dans un communiqu\u00e9. \u00abCela nous donne l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudier les glaciers d\u00e8s maintenant, depuis les airs.\u00bb<\/span><\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">L&rsquo;\u00e9tude ne propose pas de remplacer les architectures de mission existantes, mais plut\u00f4t de les am\u00e9liorer gr\u00e2ce \u00e0 des syst\u00e8mes d&rsquo;imagerie a\u00e9rienne qui rendront les relev\u00e9s plus pr\u00e9cis et adaptables. En s&rsquo;inspirant des m\u00e9thodes utilis\u00e9es pour l&rsquo;\u00e9tude des glaciers au sol, les scientifiques rendent la d\u00e9tection de la glace enfouie beaucoup plus concr\u00e8te pour les futures explorations martiennes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><strong><span dir=\"auto\">Mais les glaciers martiens soul\u00e8vent encore de nombreuses questions. Par exemple, la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA a r\u00e9examin\u00e9 un myst\u00e9rieux objet enfoui sous des milliers de m\u00e8tres de glace au p\u00f4le Sud de la plan\u00e8te rouge et a soulev\u00e9 de nouvelles interrogations. Dans une \u00e9tude r\u00e9cente, des scientifiques, \u00e0 partir de donn\u00e9es obtenues gr\u00e2ce \u00e0 une technologie radar innovante, ont conclu que cette zone martienne, suppos\u00e9e \u00eatre un lac souterrain, est en r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s probablement une couche de roches et de poussi\u00e8re.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">La d\u00e9couverte d&rsquo;un lac pr\u00e9sum\u00e9 en 2018 a suscit\u00e9 un vif int\u00e9r\u00eat scientifique, l&rsquo;eau \u00e9tant \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 la vie dans le syst\u00e8me solaire. Bien que des donn\u00e9es r\u00e9centes indiquent qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un lac sous la surface de Mars, elles sugg\u00e8rent que la m\u00eame m\u00e9thode radar pourrait \u00eatre utilis\u00e9e pour rechercher des ressources souterraines ailleurs sur Mars, ouvrant ainsi la voie \u00e0 de futures explorations. Selon le service de presse de la NASA, les r\u00e9sultats de l&rsquo;application de cette technologie radar avanc\u00e9e en 2025 ont d\u00e9montr\u00e9 une am\u00e9lioration des observations du sous-sol martien.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">L&rsquo;article, publi\u00e9 dans Geophysical Research Letters le 17 novembre 2025, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 par deux scientifiques travaillant sur l&rsquo;instrument SHARAD (Shallow Radar) de MRO, Gareth Morgan et Tan Putzig, qui sont respectivement \u00e0 l&rsquo;Institut des sciences plan\u00e9taires de Tucson, en Arizona, et de Lakewood, au Colorado.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Les observations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par MRO gr\u00e2ce \u00e0 une man\u0153uvre sp\u00e9ciale consistant en une rotation de 120 degr\u00e9s du vaisseau spatial. Cette rotation accro\u00eet la puissance du radar SHARAD, permettant au signal de p\u00e9n\u00e9trer plus profond\u00e9ment sous terre et d&rsquo;obtenir une image plus nette du sous-sol. Ces \u00ab\u00a0tr\u00e8s grandes rotations\u00a0\u00bb se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es si efficaces que les scientifiques souhaitent les utiliser dans des zones d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9es o\u00f9 de la glace enfouie pourrait \u00eatre pr\u00e9sente.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4666\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars110526.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars110526.jpg 768w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars110526-300x238.jpg 300w\" alt=\"\" width=\"768\" height=\"608\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Sur cette repr\u00e9sentation conceptuelle de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA, qui orbite autour de la plan\u00e8te rouge depuis 2006, une antenne se d\u00e9tache de sa coque, telle une moustache. Cette antenne fait partie de SHARAD, un radar con\u00e7u pour observer la surface de Mars. NASA\/JPL-Caltech<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Morgan, Putzig et d&rsquo;autres membres de l&rsquo;\u00e9quipe SHARAD ont tent\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, sans succ\u00e8s, d&rsquo;explorer la zone soup\u00e7onn\u00e9e d&rsquo;abriter le lac enfoui. Les scientifiques se sont alors associ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe des op\u00e9rations du vaisseau spatial du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, en Californie du Sud, qui g\u00e8re la mission, afin d&rsquo;\u00e9tudier la possibilit\u00e9 d&rsquo;une rotation de tr\u00e8s grande ampleur.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">L&rsquo;antenne radar \u00e9tant situ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re de MRO, le corps de la sonde obstrue sa vue et r\u00e9duit la sensibilit\u00e9 de l&rsquo;instrument. Apr\u00e8s d&rsquo;importants travaux, les ing\u00e9nieurs du JPL et de Lockheed Martin Space \u00e0 Littleton, dans le Colorado, qui ont construit et exploitent le vaisseau spatial, ont mis au point des commandes pour une rotation de 120 degr\u00e9s \u2013 une technique exigeant une planification minutieuse pour garantir la s\u00e9curit\u00e9 du vaisseau \u2013 afin de diriger la majeure partie du signal SHARAD vers la surface.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Le 26 mai 2025, SHARAD a effectu\u00e9 un tr\u00e8s grand roulage pour finalement capter un signal dans la zone cible, qui s&rsquo;\u00e9tend sur environ 12,5 miles (20 kilom\u00e8tres) et est cach\u00e9e sous une couche de glace d&rsquo;eau de pr\u00e8s de 1 mile (1 500 m\u00e8tres) d&rsquo;\u00e9paisseur.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Lorsqu&rsquo;un signal radar se r\u00e9fl\u00e9chit sur les couches du sous-sol, l&rsquo;intensit\u00e9 de sa r\u00e9flexion d\u00e9pend de la composition de ces couches. La plupart des mat\u00e9riaux transmettent ou absorbent le signal, ce qui affaiblit le signal r\u00e9fl\u00e9chi. L&rsquo;eau liquide est unique en ce qu&rsquo;elle cr\u00e9e une surface hautement r\u00e9fl\u00e9chissante, transmettant un signal tr\u00e8s puissant (imaginez la lumi\u00e8re d&rsquo;une lampe torche projet\u00e9e sur un miroir).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4667\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105261.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105261.jpg 768w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105261-300x292.jpg 300w\" alt=\"\" width=\"768\" height=\"747\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Cette carte montre la zone approximative o\u00f9 la sonde Mars Express de l&rsquo;ESA a d\u00e9tect\u00e9 un signal en 2018, que les scientifiques de la mission ont interpr\u00e9t\u00e9 comme provenant d&rsquo;un lac souterrain. Les lignes rouges indiquent la trajectoire de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA, qui a survol\u00e9 directement la zone cible ainsi que la r\u00e9gion environnante. Institut des sciences plan\u00e9taires<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Ce signal pr\u00e9cis a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 dans cette r\u00e9gion en 2018 par une \u00e9quipe de chercheurs utilisant l&rsquo;instrument MARSIS (Mars Advanced Radar for Subsurface and Ionospheric Sounding) \u00e0 bord de la sonde Mars Express de l&rsquo;Agence spatiale europ\u00e9enne (ESA). Pour expliquer comment une telle \u00e9tendue d&rsquo;eau pouvait rester liquide sous la glace, les scientifiques ont \u00e9mis l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;un lac sal\u00e9, car une forte concentration en sel peut abaisser le point de cong\u00e9lation de l&rsquo;eau.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abNous surveillons cette zone avec SHARAD depuis pr\u00e8s de 20 ans, mais nous n&rsquo;avions jamais rien observ\u00e9 \u00e0 de telles profondeurs\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Putzig. Cependant, lorsque MRO a effectu\u00e9 une inclinaison importante au-dessus de la zone, l&rsquo;\u00e9quipe a pu observer beaucoup plus profond\u00e9ment. Et au lieu du signal brillant d\u00e9tect\u00e9 par MARSIS, SHARAD a d\u00e9tect\u00e9 un signal faible. Une autre observation, r\u00e9alis\u00e9e avec une inclinaison importante dans une zone voisine, n&rsquo;a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aucun signal, ce qui sugg\u00e8re qu&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne unique est \u00e0 l&rsquo;origine de ce signal radar \u00e9trange, pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 o\u00f9 MARSIS l&rsquo;a d\u00e9tect\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abL\u2019hypoth\u00e8se du lac a suscit\u00e9 de nombreuses id\u00e9es int\u00e9ressantes, ce qui est le propre des d\u00e9couvertes scientifiques passionnantes\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Morgan. \u00abEt m\u00eame si ces nouvelles donn\u00e9es ne mettront pas fin au d\u00e9bat, elles rendent beaucoup plus difficile de soutenir l\u2019id\u00e9e d\u2019un lac d\u2019eau liquide.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Au p\u00f4le Sud de Mars, la calotte glaciaire recouvre un paysage fortement crat\u00e9ris\u00e9, et la plupart des images radar de la r\u00e9gion situ\u00e9e sous la glace r\u00e9v\u00e8lent de nombreux pics et vall\u00e9es. Morgan et Putzig ont sugg\u00e9r\u00e9 que le signal brillant d\u00e9tect\u00e9 \u00e0 cet endroit par MARSIS pourrait simplement correspondre \u00e0 une zone plane exceptionnelle, peut-\u00eatre une ancienne coul\u00e9e de lave.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4668\" src=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105262.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" srcset=\"https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105262.jpg 1200w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105262-300x169.jpg 300w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105262-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/planeta21vek.ru\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mars1105262-768x432.jpg 768w\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"675\" \/><br \/>\n<em><span dir=\"auto\">Cette image de la calotte glaciaire du p\u00f4le Sud martien a \u00e9t\u00e9 prise le 25 f\u00e9vrier 2015 par la sonde Mars Express de l&rsquo;Agence spatiale europ\u00e9enne. Trois ans plus tard, la sonde a d\u00e9tect\u00e9 un signal provenant d&rsquo;une r\u00e9gion situ\u00e9e \u00e0 droite de la calotte glaciaire, que les scientifiques ont interpr\u00e9t\u00e9 comme \u00e9tant celui d&rsquo;un lac souterrain. ESA\/DLR\/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Les deux scientifiques \u00e9taient enthousiastes \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;utiliser la m\u00e9thode des tr\u00e8s grandes orbites pour r\u00e9examiner d&rsquo;autres r\u00e9gions de Mars pr\u00e9sentant un int\u00e9r\u00eat scientifique certain. L&rsquo;une d&rsquo;elles est Fossa Medusa, une vaste formation g\u00e9ologique situ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9quateur martien et qui ne laisse que tr\u00e8s peu de traces de radar. Si certains scientifiques pensent qu&rsquo;elle est constitu\u00e9e de couches de cendres volcaniques, d&rsquo;autres estiment que d&rsquo;immenses gisements de glace pourraient se trouver en profondeur dans ces couches.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">\u00abSi c&rsquo;est de la glace, cela signifie qu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;eau pr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9quateur martien, ce qui est un meilleur endroit pour envoyer des humains\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Putzig. \u00abComme l&rsquo;\u00e9quateur est expos\u00e9 \u00e0 davantage de lumi\u00e8re solaire, il y fait plus chaud, ce qui est id\u00e9al pour que les astronautes puissent y vivre et y travailler.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span dir=\"auto\">Le Jet Propulsion Laboratory de la NASA, situ\u00e9 en Californie du Sud, g\u00e8re le Centre de maintenance et de r\u00e9paration martien (MRO) pour la Direction des missions scientifiques de l&rsquo;agence \u00e0 Washington, D.C., dans le cadre du Programme d&rsquo;exploration de Mars de la NASA. La soci\u00e9t\u00e9 Lockheed Martin Space, bas\u00e9e \u00e0 Denver, a construit le MRO et assure son fonctionnement. Le syst\u00e8me SHARAD a \u00e9t\u00e9 fourni \u00e0 la mission MRO par l&rsquo;Agence spatiale italienne (ASI).<\/span><\/p>\n<a href=\"https:\/\/web.facebook.com\/photo\/?fbid=10232232285061150&amp;set=a.10200823784788273\" class=\"su-button su-button-style-flat su-button-wide\" style=\"color:#FFFFFF;background-color:#af170f;border-color:#8c130c;border-radius:5px;-moz-border-radius:5px;-webkit-border-radius:5px\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span style=\"color:#FFFFFF;padding:7px 22px;font-size:17px;line-height:26px;border-color:#c75d57;border-radius:5px;-moz-border-radius:5px;-webkit-border-radius:5px;text-shadow:none;-moz-text-shadow:none;-webkit-text-shadow:none\"><i class=\"sui sui-heart\" style=\"font-size:17px;color:#FFFFFF\"><\/i> Commenter sur Facebook* Le propri\u00e9taire de la soci\u00e9t\u00e9 Meta est consid\u00e9r\u00e9 comme extr\u00e9miste en Russie et fait l&rsquo;objet d&rsquo;une interdiction.<\/span><\/a>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des preuves g\u00e9ologiques et min\u00e9ralogiques sugg\u00e8rent qu&rsquo;il y a environ quatre milliards d&rsquo;ann\u00e9es, Mars \u00e9tait suffisamment chaude et humide pour permettre la pr\u00e9sence d&rsquo;eau liquide en abondance \u00e0 sa surface, sous forme de rivi\u00e8res, de lacs et m\u00eame d&rsquo;une vaste mer bor\u00e9ale. Cette p\u00e9riode s&rsquo;\u00e9tend sur deux \u00e8res g\u00e9ologiques: l&rsquo;\u00e8re noachienne, qui a dur\u00e9 de 4,1 \u00e0 3,7 milliards d&rsquo;ann\u00e9es, et l&rsquo;\u00e8re hesp\u00e9rienne, qui a dur\u00e9 de 3,7 \u00e0 environ 3 milliards d&rsquo;ann\u00e9es. L&rsquo;\u00e8re noachienne est caract\u00e9ris\u00e9e par des conditions plus chaudes, mais vers la fin, Mars aurait commenc\u00e9 \u00e0 se refroidir \u00e0 mesure que son atmosph\u00e8re se dissipait dans l&rsquo;espace.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2260,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[151,997,40,534],"tags":[1043,640,326,476,301],"class_list":{"0":"post-2259","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-geliobiology","8":"category-astrobiologie","9":"category-kosmos","10":"category-mars","11":"tag-calotte-polaire","12":"tag-dioxyde-de-carbone","13":"tag-eau","14":"tag-glace","15":"tag-mars"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2259","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2259"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2259\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2261,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2259\/revisions\/2261"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2259"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2259"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/planeta21vek.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2259"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}